‹ Morale et progrèsChapitre 150 sur 199 · CHAPITRE ONZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIEME

civilisation mat6rielle ou de I'existence aisee. Estce a dire que, pour les eviter, pour rester ou redevenir des hommes forts et courageux, de bons citoyens, il faille renoncer a tous les biens materiels de la civilisation, de la science et de Findustrie, retourner k\a rude existence de nos premiers anc^tres et manger des glands sous les chenes?Une pareille conclusion serait celle d'un fou ou d'un fanatique. II depend de nous, si nous avons encore quelque virilite dans Tame, de nous defendre, de r6agir centre ces p6rils de Texistence aisee et douce. Jouissons, mais avec moderation, des douceurs du bien-etre; jouissons-en, pourvu que nous sachions nous y arracher et tout sacrifier, quand il le faut, a ces trois grandes causes, la civilisation, le progres, la patrie, qui, dans notre pens6e, n'en font qu'une et qui ne reclament pas seulement les lumieres deTesprit, mais tous les coeurs et tous les xsourages.

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