CHAPITRE OUATORZlfiME 3Uo
y conservenl leur mission d' Education. C*est avec ce grand fait social que toute politique doit compter, si liberale et si d6mocratique qu'on la suppose *. »
Notre illustreetchermaitre, Victor Cousin, pen6tre de cette grande v6rit6, professait hautement le respect de la religion, le respect du christianisme, dans ses livres, dans ses lecons, dans ses conversations avec les jeunes professeurs de philosophie ses Aleves. Aussi ses advers^res philosophiques et politiques ne se faisaient-ils pas faute de I'accuser, on se le rappelle, de fausset6 et d'hypocrisie. Quelques-uns, meme parmi ses disciples les plus attaches, inclinaient k croire que dans ce respect il y avait peut-etre plus de politique et de calcul que de sincerite. Nous comprenons et nous sentons aujourd'hui, mieux qu'autrefois, ce respect que la plus libre philosophie doit garder pour la religion. Comment, dans unesoci6te, telle que celle que nous venous de d6crire, ne pas respecter profondement des croyances qui, au milieu de tout ce d6bordement de mauvaises passions, sont Tunique garantie de Thonnetet^ et de la vertu, sinon pour tons, au moins pourle plus grand nombro? Que d'ames, par ces croyances salutaires, demeurent attachees au bien et eloign6es