CHAPITRE OUlNZlfeME
du progres meme de la civilisation parvenuc a un certain degre? « Ne m6prisons pas nos peres, a bien dit M. de Tocqueville : nous n'en avons pas le droit, PlAt a Dieu que nous pussions retrouver avec leurs prejug^s et leurs d6fauts un peu de leur grandeur * ! » Que nul age du monde, non pas meme le n6tre, n'ose pr6tendre a la sup6riorite sur ceux qui Tout precede ; que nul siecle n'ait la presomption de dire : Je suis meilleur que celui-la! En d6pit de la durete des temps, de la ferocite des moeurs, il n'est pas impossible que Thomme interieur des temps barbares ait valu tout autant, et meme plus, que rhomme interieur des temps civilis6s. Oui, il se pent que les siecles les plus maltraites par Thistoire aient compt6 autant d'hommes de bonne v.olonte que les grands siecles et, pour parler le langage religieux, qu'ils aient depos6 autant d'amespures devant le tribunal de Dieu ^
Pascal ad met une sorte de fluctuation ou d 'oscillation, toujours la meme, entre le bien etle mal.