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VAncien regime et In Revolution^ chap. xu

2. M. Garo me reproche d' avoir dit, dans mon ouvrage sur la Conscience, que la moyenne de la verlu recite absoluinent la in6iue a toutes les 6poques de rhistoire. Je me suis born^ a coujecturer qu'il n'est pas impossible que cela soit, malgr6 les apparences conlraires. Mais, objecte eucore M. Garo, la quantite de la vertu etant h. peu pres identique, la quality peut varier. Nous ne saurions admettre cette opposition entre la quantity et la qualit6 de la vertu. Ge que M. Garo appelle la qualit6 de

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« La nature de Thomme, dit-il, n'est pas d'aller toujours ; elle a ses allies et ses venues. La fievre a ses frissons et ses ardeurs, et le froid montre aussi bien la grandeur de Tardeur de la fievre que le chaud meme . Les inventions de Thomme de siecle en siecle vont dememe. La bont6 etla malice du monde en g6n6ral est de m^me *.» L'homme, dont parle ailleurs Pascal, rhomme qui va toujours en apprenant et en se perfectionnant, ou bien encore rhomme 6ternel de Charles Perrault, qui fait incessamment des progres, c'est le savant, c'est rindustriel, peut-etre aussi le publiciste, le jurisconsulte, le philosophe moraliste; mais* assur6ment ce n'est pas Thomme de bien, pas plus que Tartiste et Thomme de genie.

Un certain nombre de philosophes, dans Tantiquit6 et dans les temps modernes, ont sembl6 croire, comme Pascal, a uno sorte de Constance de la somme du bien et du mal. C'est Topinion de Seneque ; du moins n'admet-il que de 16geres oscillations revenant au meme point, comme le flux et le reflux de la mer ^ . Bodin qui , au xvi* siecle ,

la vertu tient a des circonstaaces exterieures, k des <^16ments extrins6ques, comme rintelligence et les liimieres, qui ne font pas essentiellement partie de la vertu, laqnelle, siiivant nous, ne consiste que dans la quantity de la bonne volont^,

{, fidit. Havet, art. 24, fragment 97.

2. « Hoc majores nostri questi sunt, hoc nos querimur, hoe poster! nostri querenlur eversos esse mores, regnare nequitiam.

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