‹ Morale et progrèsChapitre 184 sur 199 · CHAPITRE QUINZlfcME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUINZlfcME

a d6ja une si grande foi au progres intellectuel, eslime cependant qu'en somme les vertus et les vices ont 6t6 k peu pres 6galement r6parlis aux diflF6renles 6poqiies \

Voltaire, en considerant les choses, non du cdte du bien, mais du cdt6 du raal, a dit, ce qui revient au meme : « Tous les siecles se ressemblent par la m6chancet6 des homines ^ »

Mendelssohn a soutenu contre Lessing que I'humaniti, prise en general, conserve a toules les epoques a peu pres le meme degre de morality, de vertu et de vice \ Selon Chateaubriand, « le vice et la vertu paraissent une somme denude qui n'augmente ni ne diminue; les sciences au contraire ont des inconnues qui se d6gagent sans cesse *. »

S*il y a eu quelques siecles privil6gies, rien ne prouve encore, malheureusement, que le ndtre, qui aurait si grand besoin de Fetre, soit du nombre. Nous agissons mieux que nos peres,

in deterius res humanas et omne fas labi. At ista stant loco eodem stabuntque paululum duntaxat ultro aiit citro mota, ut fluctus quos sestus accedens longius extulit, recedens interiore littorum vestigio tenuit. » De Beneficiis, lib. I, 10.

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