‹ Morale et progrèsChapitre 38 sur 199 · Haupoi yap toi itat8ec 6(ioToi Tratpl iceXovtat · texte numérisé non relu

Haupoi yap toi itat8ec 6(ioToi Tratpl iceXovtat

ot irX^ove; xaxiou;. llaupoi H ts Trdrpo; apsiov;. Qdyssie^ 11, V. 276.

Combien de fois Nestor n'oppose-t-il pas la 8up6riorit6, en force et en courage, des aneiens hommes qu'il a connus aiix hommes tels qu'ils sont aujourd'hui, oToi vOv PpoTo( eldi ! I Hade t liv. V, V. 304.

prennent la defense des institutions et des moBurs anciennes, mores majorum^ instituta patrum^ vetus disciplina; les autres les combattent au profit des idees nouvelles et des hommes nouyeaux. Les th6ologiens vantent volontiers les vertus des vieux ages, Taimable simplicit6 du monde naissant, la beaut6 des anciens jours, la naivete des temps anciens, la tranquillity qui regnait dans le coeur de nos premiers peres. Dans tons les siecles et de nos jours encore, que de na'ifs regrets de ce bon vieux temps! Cela est antique, n'est-il pas encore synonyme de cela est beau, cela est bon?

Horace est du parti des modernes dans les lettres, mais en morale il semble etre pour les anciens, du moins s'il faut prendre au s^rieux ses invectives contre la* corruption croissante du siecle *. A la difference d'H6siode et d'Horace, Ovide aime mieux le temps present que le temps pass6 ^ ; il se felicite de vivre dans le siecle ou les

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