CHAPITRE TROISlfiME
dieux I'ont place. De meme en est-il de Voltaire *.
Non-seulement le debat continue chez les modernes, mais il semble qu'il s'anime et qu'il grandisse da vantage, k cause de Tintervention des luttes religieuses qui se melent plus ardemment aux luttes politiques. En eflFet les pretres, sincerement persuades que, hors leur foi et leur Eglise, il n'y a nul salut, ni dans ce monde, ni dans Tautre, ne peuvent s'empecher de voir Tage d'or dans la ferveur des premiers ages, comme aussi dans Taffaiblissement de la foi, la marque certaine, la mesure exacte d'une decadence morale sans remede et sans espoir. Us ue s6parent pas des progres de I'impiete les progres du vice et de la corruption. De la leurs anathemes contre les honames^ contre les idees, contre les choses du temps et contre le siecle tout entier.
Les partis politiques ne sont ni pliis tolerants ni plus justes que les theologiens , bien qu'ils n'aient pas toujours pour excuse la meme sinc6-