‹ Morale et progrèsChapitre 41 sur 199 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

renouvel6es, k toutes les epoques, centre les exces du luxe, ou centre la corruption, sont les meilleurs exemples decesjugements toujours passionn6s, le plus souvent faux et injustes, inspir6s par cet esprit de denigrement, ot non une saine appreciation de r6tat social et des moeurs. Depuis Gaton * et Tibere% depuis toutes les ordonnances des rois, tous les arrets des parlements, les condamnations des conciles, les anathemes des pr6dicateurs, jusqu'a M. Dupin ^ que de plaintes, que de declamations contre le luxe ! On dirait qu'a chaque 6poque le mal a atleint les dernieres limites possibles, et que la corruption du temps a venir ne pent plus rien ajouter k la corruption du temps present. Certes, nous sommes loin de croire qu'il n'y ait rien de fond6 dans ces accusations, soit contre les siecles pass6s, soit eontre le siecle ou nous vivons. Le luxe, en une certaine mesure, pent ^tre convenable et legitime ; mais nous n'approuvons pas des abus, des exces que condamnent egalement la morale et Teconomie politique *. Le luxe, d'ailleurs, de meme que la simplicity, sontchoses essentiellement rela-

i . Discours sur la loi Oppia^ Tite-Live, liv. XXXV.

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