CHAPITRE TROISlfiME
I6rit6 impos6e par la force des clioses n'est pas loojours une garantie d'innocence et de vertu. « On peut aussi, remarque justement La Motle, se livrer sans luxe a tons les d6sordres et k tons les crimes qu*on pretend que le luxe amene*.)) La part faite de cet esprit d'opposition et de denigrement, nous inclinons a croire que, dans ]es temps les plus mauvais, les hommes ont 6te meilleurs qu'on ne le pense g6n6ralement et que I'univers, comme I'a dit Voltaire, s'est calomnie. L'univers a 6t6 calomnie, non-seulement par les satiriques,*par les m6contents religieux ou politiques, mais par des philosophes pessimistes, de parti pris et en vertu d'un systeme, tels que Joseph de Maistre% tels surtout que Schopenhauer et son disciple Hartmann, ou Leopardi^Loin que ce monde soit le meilleur des mondes, selon Schopenhauer, il estle plus mauvaisqui sepuisse; un seul degre de mal da plus, et il n'existerait pas. Par-dessiis tons leslivres sorlis de la main des hommes, Schopenhauer place et admire Candide, cette amereetimpitoyableraillerie de Toptimisme. Cesser d'etre, le n6ant, le nirvd^ia^ voila, d'apres ce bouddhiste moderne, comme on Ta bien sur-
1 Ri flexions sur la critique,