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86 MORALE ET PROGRfeS

n'a pas ajout6 une faculte a riiomme, pas an sens, pas un organe. A Tencontre de tons ces reformateurs qui ont reve des transformations de Thumanit^ terrestre, disons avec Cousin : « II ne faut pas s'imaginer qu'avec le temps Thomme prendra une autre nature, que cette nature acquerra de nouveaux Elements qui auront des loisnouvelles. L'homme change beaucoup, mais il ne change pas fondamentalement ; I'homme est donn^, sa nature est donn^e, son intelligence est donnee, sa constitution physique est donnSe avec ses bomes n6cessaires * . » A travers toute cette vari6t6 d'effets, toute cette complication de combinaisons qui resultent de la volonte et des degr^s divers de la civilisation, nul ne pent meconnaitre cette permanence et cette identite de ce qui estTessence de la nature humaine. Entre un sauvage et Descartes ou Leibniz, la difference n'est que dans le degr6 du developpement , dans la mise en jeu des memos facultes, dans la force de Tattention et de la reflexion, dans le perfectionnement des precedes et des methodes, et non dans Tintervention de quelque faculty ou puissance nouvelle. A la difference de ceux qui s'imaginent, comme M. Renan, que le nombre des facultes n'est pas le meme dans le sauvage que dans

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