‹ Morale et progrèsChapitre 54 sur 199 · Omne honestum voluntgirium est. » Senec. epist. LVI · texte numérisé non relu

Omne honestum voluntgirium est. » Senec. epist. LVI

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justifie par devant sa conscience et par devant Dieu *. Ob6ir a la loi morale, voila tout ce qui nous est commande.

Mais comment entendre et comment accomplir ce grand precepte qui enferme tous les autros et qui est la morale tout entiere? Est-ce en obeissant k la loi telle qu'elle est en elle-meme, ou k la loi telle, qu'elle est connue et entendue par la conscience ? Evidemment nous ne connaissons la loi que par la conscience et k travers la conscience; nous ne pouvons nous y conformer qu'autant et suivant qu'elle nous est connue. Ob6irisa conscience, telle est done Timmediate et necessaire transformation du precepte d'ob^ir k la loi morale, telle est la regie supreme de la morale pratique, qui embrasse et qui resout implicitement tous les cas de conscience. C'est ainsi quo Fichte, cite et parfaitement commente par M. Janet, tranche la question : « La loi formelle

1 . Nous Gxceptons, cela va sans dire, avec tous les th^oiogiens, nAnf quftlquea casuisles, la fausse conscience qu'on s'est fonn6e i\ i^olMiK^nte, suivant ses d^sirs, ses convenances, ses int^rSts, iiuivant son cipur, celle dont saint Augustin a dit : « Quodcum- (|U0 volumus bouum est^ quodcumque vohimns sanctum est. » tl ftiut que la conscience §uivant laquelle on agit soit sincere, qu'nti n*ttit rien n§glig6 pour T^clairer^ sinon on pent agir suivnut m ron«cience et «Hre coupable. La conscience erron^e ne jufttlHo qu'rtulant quVlle a uu caractere absolu de sinc6rit6. 11 y a uu admirable sermon de Bourdaioue sur ia Fausse cou-

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