CHAPITRE QUATRIEME
de la morale est celle-ci : Agis toujoui*s confonn6^
ment a la conviction de ton devoir. » En d'au-
tres termes, agis toujours suivant ta conscience *. « La conscience, dit encore Fichte, decide en derniere instance et sans appel. Vouloir s'elever au-dessus de sa conscience, c'est vouloir sortir de soi-meme, se separer de soi-meme. »
Quoique d'accord en ce point avec les jesuites, defenseurs de la gr4ce actuelle et adversaires des pech6s d'ignorance , nous pensons etre k Tabri des railleries et des objections de Pascal. Noiis n'envoyons pas droit en paradis des p6cheurs endurcis, des sc616rats qui auraient r6ussi a etouflfer en euxla conscience et le remords, et qui,comme il le dit, « auraient tromp6 le diable a force de s'y donner ^ » D'apres la doctrine qu'il attribue aux fameux PP. Annat,Bauny et Le Moine, combien en efiPet de choses seraient requises sans lesquelles une action ne peut etre un p6che!
« 1* D'une part, Dieu r6pand dans Tame quelque amour qui la penche vers la chose commandee, et, de Tautre part, la concupiscence rebelle la soUicite au contraire ; 2** Dieu lui inspire la connaissancc de sa faiblesse ; 3° Dieu lui inspire la connaissance du m6decin qui doit la guerir ;
1. System der sittenlehre ^ pag. 142, 147. Voir la Morale de M. Janet, liv. Ill, chap. I, de la Conscience morale.