‹ Morale et progrèsChapitre 56 sur 199 · provinciale · texte numérisé non relu

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4° Dieu lui inspire le desir de sa guerison ; S'* Dieu lui inspire le desir de le prier et d'implorer son secours. » Nous nous garderons bien d'affirmer avec ces docteurs, plus ou moins autoris6s qu'il ne faille rien moins que le dedain de tant de lumieres, de tant de graces d'en haut, pour qu'uue action puisse nous etre imput6e a pech6 ; mais d'accord avee eux, et contrairement 4 Pascal, nous soutenons qu'il ne saurait y avoir peche la ou il n'y a pas quelque vue du mal qu'on fait, la ou il n'y a pas d'intention mauvaise.

Nous n'h6sitons J one pas a dire, avec M"® de Stael : « Quand meme on commettrait des fautes, d'apres I'opinion des autres, si, d'apres la sienne, on a fait son devoir, on n'est pas coupable *. »

Rien ne saurait etre impute a bien ou a mal que ce qui a 6te connu et voulu comme tel par Tagent moral. « Nul n'est coupable, dit bien Seneque, que celui qui Test volontairement*. » De meme aussi nul, eut-il sauve un individu, eAt-il sauv6 tout un peuple, n'a de merite que s'il I'a fait volontairement et en vue du bien. Autre chose est Fintention, autre chose est Faction. L'action pent etre detestable et Fintention bonne, tout comme r6ciproquement Fintention peut etre

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