‹ Morale et progrèsChapitre 74 sur 199 · CHAPITRE SIXI&Mfi · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXI&Mfi

ccear humain, ies semences du mal, les maiivais penchants, pour le bon plaisir et le profit de cette sombre vertu, telle qu'il nous plait de la concevoir, afin de lui donner une matiere et de lui conserver des occasions de s'exercer? C'est Ik, ajoute-tril, uiie morale abstraite et de pure scolastique, A mesure qu& la conscience s'^claire, il y a progres moral dans Tindividu ; pourquoi n'en seraitril pas de meme dans rhumaniti ' ?

De son c6t6, M. Caro nous a aussi reproche d'&ire trop absolu en nlant le progres de la vertu. Comme M. Ja^et, il croit que Teffetde la lumiere, en p6n6ti*ant dans Ies actions instinctives, est de Ies rendre meilleures ^. Sans doute une action qui, enm^me temps qu'elle est inspir^e par une bonne intention, est 6clair6e par toutes Ies luniieres de la raison, pent produire un plus grand bien que celle qui, avec une intention non moins pure, n'estpas accompagn6e desm^mes lumieres; mais qtiel est ce bien plus grand, quelle en est la vraie nature ? II ne faut pas perdre de vue qu'il n'est que dans Faction, qu*il n'est qu'au dehors, et non pas au dedans, c'est-^-dire dans Tagent moral lui-m^me, dans son coeur et sa volontS^

A Dieu ne plaise que, pour faire fruclifier la

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