‹ Morale et progrèsChapitre 87 sur 199 · CHAPITRE SEPTIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIEME

Nous ne nions nuUenaent cette influence excilatrice des circonstances sociales et religieuses, auxquelled Auguste Comte altribue Fincomparable 6clat des beaux -arts pendant la periode du polyth6isme grec. Mais les circonstances ne cr^ent pas le genie ; elles ne font qu'en favoriser plus ou moins I'essor et les diverses manifestations. Si, comme I'avoue Tautem' de la Pkilosophie positive, des circonstances aussi favorables ne se sont plus rencontrees dans Thistoire de rhumanite, et ne se rencontreront plus, jusqu'aujour ou, « avecl'asceudant' de la philosophie positive, une nouvelle <iarriere s'ouvrira pour les beaux-arts, et ou alors seulemerit sera utilis^e dans toute sa plenitude cette education gradueile de nos facultes esth6tiques*,)) que devieut la theori^ de leur accroissement continu? N'est-cie done pas revenir, par une voie detdurnfie, a la th^orie des grandes epoques et des grands siecles?

D'ailleurs, qu'on veuille bien prendre garde que, si nous combattons la these de I'accroissemcnt continu des beaux-arts, nous ne soutenons nullement celle de leur decliri continu, ou meme celle du statu quo. Nous ne disons pas, pour parler comme Auguste Comte, qu'il y ait une d6g6neration des facultes esth6tiques ; nous disons seule-

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