‹ Morale et progrèsChapitre 88 sur 199 · I. Philusdphie positive, ibid · texte numérisé non relu

I. Philusdphie positive, ibid

ment, ce qui nous parait difficile a contester, qu*elles ne sont pas en une progression ininterrompue et n6cessaire par voie d'accumulation et d'h6ritage. II n'est pas sans doute impossible que, parmi les modemes, paraissent un jour, ou meme aient deji paru, des artistes, des poetes qui 6galent, qui surpassent m^me les anciens. Nous pretendons seulement que cette superiority sera le fait du genie d'un ou de plusieurs individus, et non des perfectionnements qui se transmettent et se continuent a travers les siecles*. II n'est pas k croire que, meme sousl'empire de la philosophie positive, malgre les assurances d'Auguste Comte, les grands artistes, pas plus que les saints, fourmillent jamais dans le monde.

Pour en reyenir, en terminant, a la distinction de Fontenelle, il faut pr6cis6ment retrancher du merite de Tauteur, et de la part qui revient 4 son genie, ce qui tient au temps et aux circonstances, aux maitres, aux modeles, aux regies g6n6ralement recues, au goiit du public, aux convenances impos6es, en un mot, tout ce qui n'est pas de lui, tout de meme que doit etre re tranche du compte de rhomme plus ou moins vertueux tout ce qui n'est pas l6 fait d'un effort propre et personnel. Pour

1. Celte m^me thfese de raccroissement continu des beanxarts a 616 soutenue par M. Engine V6ron : Du Progres inteliectucl dans thumaniU*

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