‹ Morale et progrèsChapitre 94 sur 199 · CHAPITRE HUITIKME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIKME

Certaiaes families priviI6gi6es de peintres et de musicians, comme les Vernet etlesBach, presentenl seuleis line descendance bien marquee, et continuee a travers plusieurs generations, sinon de g^nies, au moins de vocations et de talents. Mais il ne faudrait pas se hkier d'en tirer un trop grand avantage en faveur de Ther^dite de ces vocations, comme en general de rher6dit4 dans Tordre moral. En effet, suivant la remarque que fait lui-meme M. Ribot, bien qu'elle ne soit pas favorable a son systeme, Thfiredite physiologique joue ici un rdle qu'elle n'a pas chez les poetes et les hommes d'Etat. Le talent du musicien et du peintre exige line sensibilite exquise des oreilles ou des yeux pour saisir les sons, les couleurs et les formes. II faut que le peintre et le musicien soient bien organises, suivant une locution vulgaire qui est parfaitement exacte.

CandoUe a fait pour les savants une stati^tique analogue k celle de Galton pour les poetes, les ecrivains et les artistes^ Mais, quoiqu'on trouve, dans les memes families, un certain nombre d'hommes voues au culte des sciences, cette staiistique nous semble encore moins concluante que celle de Galton. On voitbien se succeder des

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