‹ Morale Kantienne et morale humaine [microform]Chapitre 119 sur 312 · C'est Kant qui souligne · texte numérisé non relu

C'est Kant qui souligne

->• Ibid., p. 228-22Q.

i. .1 ai laissé de coté les idées de Kant sur les peines et châtiments, j'aurai I occasion d'en parler plus loin, p. [\i'] et suiv.

2,î LA MORALE DE KANT. EXPOSÉ CRITIQUE

que des droits sans aucun devoir. Le souverain doit rester au-dessus de toutes les lois'. C'est encore un témoignage de son manque de franchise, de sa circonspection et de cette sorte de dupl.c.le par laquelle il n'avance jamais un principe sans affirmer aussitôt le

principe contraire. , ^ ^ ,

Une alliance libre, toujours révocable, entre les Liais ; c est tout ce qu'il a trouvé pour concilier son désir de paix avec le respeci qu'il a pour l'autorité et avec la crainte qu'il en éprouve.

On conçoit que cette solution n'ait pas satisfait ses contemporains. La curiosité avait été grande ; l'édition tirée à , 5oo exemplaires avait été épuisée en quelques semaines. La déception ne fut pas moindre : « Je viens de l,re la Paix perpétuelle de Kant... Dans l'ensemble je ne peux pas dire que l'ouvrage so.t de la dernière importance », écrivait Guillaume de Humboldt a Se aller, le 30 octobre 1795. Et Koerncr demandait au même bcluller le 18 décembre :- « Que penses tu du tout récent écrit de Kant :*«/• la paix perpétuelle ? 11 ne m'a pas satisfait, kant ne semble pas elre ici dans son clément. D'observations faites dans un espnt exclusif, il tire des propositions qui ne supportent pas un examen rigoureux. ., Schiller dans ses réponses ne menlionnc même pas le traité. Néanmoins des revues universitaires en firent un certain éloge et la Nouvelle bibliothèque universelle allemande le regarda.l comme un chef-d' œuvre'. C'est à ce jugement que se sont rallies nos apologistes français, qui, dans leur passion pour le grand Prussien, passent sous silence ses tergiversations, oublient de nous dire à qui il a fait ses emprunts libéraux et retraduisent en français, sur un texte pédant, les idées si clairement et si simplement exprimées par nos philosophes et par nos grands poli-

tiques du xviii* siècle.

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