‹ Morale Kantienne et morale humaine [microform]Chapitre 226 sur 312 · La science française, Paris, Larousse, 1916, p · texte numérisé non relu

La science française, Paris, Larousse, 1916, p

KAT<JT ET LA MENTALITÉ PRUSSIENNE

tables la stérilité de la philosophie allemande dérivée de Kant, ce fonctionnement à vide d'une pensée qui rejoint l'automatisme de l'esprit primitif, cette sorte de néo-scolastique, aussi funeste à la philosophie qu'elle est dangereuse en pratique. C'est à ce vice qu'une certaine philosophie moderne doit, à mon avis, d'être moins avancée sur bien des points qu'elle ne l'était à la fin du xvm* siècle, moins apte surtout à se développer et à progresser parce qu'elle s'est embarrassée dans une masse de faux problèmes, de questions inintelligibles et mal posées, dont elle ne sortira qu'en répudiant franchement tout attache avec la métaphysique germanique.

En tout cas, la morale de Kant, qui a proclamé la rupture de la raison pratique avec la raison théorique, de la conscience morale avec la psychologie et l'histoire, est le type le plus accompli d'une idéologie stérile et fausse, qui imphque une confiance insensée en soi-même et une extrême faiblesse de l'esprit.

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