I. Métaphysique du droit, traduction Barni, p
3: itid! Voirait haut, p. .86, 188, .89, d'autres textes non n.oins probants.
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d'en scruter rorigine, d'en rechercher la source dans le monde et la raison. Toute résistance à ce pouvoir mystique entraîne la déchéance de la dignité humaine.
L'identité n'est-elle pas saisissante? Est-ce que le mécanisme l'automatisme propre à la pensée de Kant suffisent à rendre compte de cette extraordinaire symétrie? L'explication est bonne, mais elle est incomplète. La cause en est beaucoup plus profonde. Elle est dans le tempérament même de notre philosophe. L'indépendance irréfléchie et sans frein, la soumission automatique et aveugle, sont les sources véritables de l'impératif catégorique comme de la théorie de l'État kantien. C'est dans le caractère essentiellement et profondément prussien du solitaire de Kœnigsberg qu'ont été élaborés les principes de son moralisme et de ses conceptions polilitiques. Le libéralisme y est bien un apport extérieur; c'est le prussianisme qui y est fondamental.
i6. MENSONGE ET SOPHISTIQUE GERMANIQUES
Une tendance plus subtile du caractère allemand est son goût d'une certaine forme du mensonge, qui est très insidieuse, parce qu'elle se présente toujours sous l'apparence de la plus entière bonne foi. Un grand nombre d'entre nous s'y sont laissés prendre avant la guerre. Il n'y a plus de doute aujourd'hui. Le mensonge hypocrite, qui s'insinue en se donnant pour la plus naïve sincérité, puis se justifie par les sophismes les plus invraisemblables, est un trait du tempérament germanique.
On a cité à plusieurs reprises le jugement d'un historien latin qui traitait déjà les vieux Germains de race « née pour le mensonge ». « Ils sont, disait Velleius Paterculus, au milieu de la plus grande sauvagerie, les êtres les plus artificieux*. » On nous a remémoré l'histoire d'Arminius se faisant naturaliser Romain pour mieux trahir Rome, « attirant les légions de Varus à la tuerie en criant : Kamarade, dans la langue du temps, puis découpant proprement une jeune fille en morceaux afin d'exalter le patriotisme des tribus- ». On nous a rappelé qu'au moyen âge, l'esprit de Reinhart Fuchs, du « renard allemand », avait régné et dominé,