‹ Morale Kantienne et morale humaine [microform]Chapitre 25 sur 312 · IhiiL, p. 3i · texte numérisé non relu

IhiiL, p. 3i

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D'OÙ cet autre théorème : « Si -m être raisonnable doit se représenter ses maximes comme des lois pratiq,.es universelles, .1 ne peut se les représenter que comme des principes qui determment la volonté non par la matière, mais simplement par Informe . »

Un principe qui détermine la xolonté est ce que Kant appelle : un Impératif. Un principe qui détermine la volonté par son objet, par sa matière (termes synonymes dans le langage de Kant), utilité beauté, noblesse, autrement dit par les motifs ou les mobiles qu'on a de les poser, est ce qu'il appelle : un impératif hypothctiqae ou conditionnel, c'cst-à-di.e que le commandement qui le constitue est subordonné à une condition, à une hypothèse : la réalisation de l'objet. « Si tu veux perfectionner ta nature, si tu veux le bien ou l'utile pour toi et pour les autres hommes, tu dois agir de telle manière. » Principe matériel et impératif hypothétique sont synonymes. La perfection, le bien, l'utile, tous les sentiments, qu'il faut éliminer parce qu'ils sont complexes et dehcats à déterminer (c'est-à-dire non absolument nécessaires), seront des objets, une matière ; tout principe qui sera fondé sur la réalisation de la perfection, du bien, de l'utile, sur la satisfaction d'un sentiment, égoïste ou généreux, moral ou; sensuel, sera

moralement indifférent.

« 11 est étonnant, nous dit Kant, que des hommes par ailleurs pénétrants croient pouvoir distinguer la faculté inférieure de la faculté supérieure de désirer »S c'est toujours désirer et désirer suppose une expérience ; son esprit géométrique n'a que faire de l'expérience. Tous ces principes tirés de l'expérience, si on veut les hiérarchiser, exigent l'esprit de finesse. Il n'en sortirait pas. Pour aboutir sûrement, il n'y a que l'a priori qui lui réussisse. Tous ces principes ne sont pas a priori, ils ne peuvent donc pn-^ fonder une loi nécessaire pour la volonté, pas plus que les impressions des sens ne peuvent fournir une loi absokie pour la pensée ; les impératifs hypothétiques ne pourront donc oflrir à aucun degré

un principe de moralité. .

Au contraire, un principe qui n'est déterminé par aucun objci, qui détermine immédiatement la volonté, sans motif ni mobiM .

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