‹ Morale Kantienne et morale humaine [microform]Chapitre 57 sur 312 · I. P. /iS-zJg · texte numérisé non relu

I. P. /iS-zJg

a. Critique de la raison pratique , trad. Picavet, p. 32-33. 3. Ibid., p. 34.

l\. Fondements de la méiophysique des mœurs, Irad. IL Lachelier, 2^ édition, p. 18.

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l'entendement sont des objets de connaissance, seule la loi for-

mplle est un objet de moralité.

"^tZs les acies inspirés par la sympathie, le déslntéressernei. la générosité, le dévouement à une noble cause .^o" ^u m me ordre au point de vue moral que l'amour de la glo.re 1 mteret ou rt.sm/le plus étroit, il n'y a plus d'échelle de préférences, d vafeurs, entre les divers sentiments, ni entre les act on d hommes accomplies en vertu de ces sentiments. I s se valent o. ,Zalement, qu'ils soient utiles ou nuisibles, généreux ou mter ss s et ce qu?, pour tous les hommes, fait la distinction entre les r qu'ils a /client bons ou mauvais moralement, sebn les sentiments qui les animent ou les buts qu'us poursuivent, di.païa.l r:^ité, pour ne plus s'appliquer qu'au, actes acxomp s en vue de l'universalité abstraite et à ceux qu. ne s y refe.ent pas. 'es ence même de la morale, le poanjaoi nous préférons morale- L Tune action à une autre, pourquoi nous classons les sen ments et les buts dans une hiérarchie '--'<''., «'-^^ '''';; reste plus qu'une forme générale, que toute mat.ere peu remphr, pourvu que, dans son fonctionnement, cette forme n'.mphque

aucune contradiction.

Le principe même, en vertu duquel la maxime d un ac e peut .tre universalisée valablement (et c'est toute la nwale anUenn telle qu'elle nous apparaît jusqu'ici), c'est en effet, Kant n a cesse de nous le répéter, e.clnsivenun, que la maxime "".versa see e devienne pas contradictoire. Pourquoi ne doit-on pas s u.c.de pourquoi Lt-il tenir ses promesses, pourquoi fuir « P --' Pauoi se montrer secourable? Ce n'est pas, au point de vue moral, Te que ces actes s'opposent à des sentiments supérieurs ou a 5 fins plus nobles, à des causes plus généreuses, à un idea mo- ^ c'est uniquement parce que le suicide, la déloyauté le pUu ■ l'indifférence à autrui, érigés en maximes umverselles, abouti raient à des contradictions. . ,

De sorte qu'en fin de compte, le véritable pr.nope de la ,, a c kantienne nlst autre que celui de la scence kantienne la contradiction. C'est le principe logique qu, remplace dan le an lisme les valeurs morales des autres philosoph.es et, POur reahs l'accord entre cette forme abstraite, source de toute "loralite a ec a matière, moralement indifférente, à laquelle elle s'applique,

Kant est obligé de recourir à une intervention divine, inconcevable en elle-même pour la pensée, dont on ne sait pas si elle intervient dans cette vie ou dans Fautre et dont la nature et le mode d'action sont radicalement inintelligibles.

On peut donc, je crois, ms la moindre hésitation, conclure que, de même que Kant n'a pas expliqué la science, qui est Taccord entre notre pensée et les choses, il n'a même pas ébauché une expUcation de la morale, qui est l'harmonie entre nos tendances, entre la vie de Thomme et celle du reste du monde. Il aurait fallu pour cela qu'il entrât dans le monde même de l'expérience on nous vivons et que son esprit abstrait et tout mécanique a dédaigneusement rejeté en dehors de la morale.

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