‹ Morale Kantienne et morale humaine [microform]Chapitre 65 sur 312 · I. /6iV., p · texte numérisé non relu

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se rapportent au devoir » ;... 2** « dans la culture de la volonté,... qui se donne la loi comme mobile de ses actions, quand Thomme agit conformément au devoir et obéit à cette loi par devoir, ce qui est, en matière de pralirjue morale, la perfection intérieure * ».

Ces explications sont peu satisfaisantes et ressemblent lout au moins partiellement à une tautologie. Si la perfection n'est ricw autre que d'obéir à la loi, puisqu'il faut obéir à la loi, la perfection est un devoir ; ce n'est que répéter la même chose avec d'autres mots; nous n'avons pas fait un pas. Nous tournons sur nousmêmes.

Mais admettons que la perfection soit dans le développement complet de notre intelligence et de notre volonté, comme conditions qui rendent possible l'alTirmation de la loi du devoir ; nous nous heurtons alors à des inconséquences et à plusieurs dillicullés.

Quand l'intelligence et la volonté tendent vers autre chose que le devoir, elles appartiennent, en eflet, au monde des phénomènes; nous ne sommes donc pas libres de les développer, puisque dans ce monde tout est rigoureusement déterminé. En outre, Kant nous a présenté la loi de la volonté comme un' principe unique, absolument premier, a priori, indépendant de toute expérience, alhrmé pour lui-même, sans autre motif, ni mobile; or voici que ce fait absolument premier et indépendant, dépendrait du perfectionnement de l'intelligence et de la volonté!

En troisième lieu, on ne voit pas très bien pourquoi, si l'homme veut déjà la loi du devoir, il a besoin d'en vouloir une condition; et, s'il ne la veut pas, on ne le persuadera pas qu'il tloive, pour la vouloir, en rechercher la condition. Dira-t-on qu'en développant son intelligence et sa volonté, il s'exerce à repousser les inclinations cjui, pratiquement, font obstacle au triomphe de la loi morale? Mais alors, sans reprendre les inconséquences indiquées plus haut, il faudrait au moins montrer comment le perfectionnement de l'intelligence et de la volonté en général contribue à faire triompher cette loi morale.

Or ce n'est pas par l'intelligence que l'homme est amené à vouloir la loi morale de Kant ; cette loi, il doit TafTirmer immédiatement, sans motifs, ni mobiles, sans raison ; elle dépasse en effet

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