‹ Morale [microform]Chapitre 103 sur 284 · XII. - /?. 4. LE DÉVOUEMENT 22b · texte numérisé non relu

XII. - /?. 4. LE DÉVOUEMENT 22b

nSff 4 ' 'r'' :*' " '""""'"• "^ ^"^'''''"^ 1- 'a spontanéité do t également se manifester dans l'examen et la découverte de la vérité. Aussi fa„l-il admettre encore une troisième espèce d amour do la véiilé, la droiture inlellecluelle, qui empêche d accepter et de proclamer quelque chose comm; une ver te objective, sans examen suffisant. Par cette vertu, l'amour de la vente peut conduire de i'efiori individuel pour assurer la correspondance du mot ave l'idé,. et celle do la pensée avec la personnalité, à la recherche .scientifique. On a appelé avec raison cette vertu « la plus récente et la plus difficile de toutes ». On ny pouvait pas songer avant que des méthodes scientifiques précises se fussent constituées et avant que diverses ventés se fussent Iransformées en autant de problèmes. Elle a été decnte sous sa fonne la plus nette par W K Cuf FO«D dans s^on ar.icle The ElMcs of Belief (Contemporary lleviow, 1877). Cet auteur soutient que les opinions et les croyances d un homme ne sont nullement une affaire privée comme s'il avait à tenir compte seulement de ce qui l'intéressé ou le console. La vérité, d'après lui, est un héritage sacré, transmis de génération en génération, et à laq,iell.> chacun doit apporter sa contribution. Se contenter taciicment en fait de croyance serait commettre un,^ faule contre le genre humain Si Ion est impuissant à atteindre la vérité, il fom examiner la vraisemblance, et, si on ne le peut directement, les autorités auxquelles on se rallie, et les examiner non seulement sous le rapport de la loyauté, mais encore sous celui de la possibilité ou elles étaient de trouver la vérité. La tradition ne perdrait pas sa valeur pour cola; elle nous poserait les problèmes et nous fournirait les moyens d'en chercher la solution, mais elle ne nous donnerait pas de résullats tout faits : elle doit nous permettre de poser de nouvTaux problèmes. De plus, si, dans nos doctnnes, nous dépassons e.- que l'expérience nous enseigne , cela ne doit avoir lieu qu'en vertu de ce postulat : l'inconnu ressemble au connu. - On a trouvé ces conditions trop sévères SI on les exige à tous les hommes ; on a soutenu avec raison que la croyance et la confiance spontanées précèdent le doute et qu'une longue expérienc(> peut être nécessaire avant qu'un doute vraiment personnel soit possible '. Cependant ce n'est pas

' Ces difficultés ont été sonl.^vées par un homme qui a lui-même donné

HôFFDi.xG. — Morale.

Xiï - B 4. LE DÉVOUEMENT

qui regarde la vulgansauou • i^ démettre la droi-

îorme narrative et do.cr.pl.vc, ^^ >1 '7;™ g„, ,,t ^^e conture intellectuelle au P--- -"^ f- vu - ^^^^ ^^^^ ^^

ne soit pas deprec.e. U '^^\ .^ , ,,„,e, d'un enseignehommes charges, so t h 1 1 1 - so ^^ ^^^^ j^^„^,

ment pubhc. ''\'''^^',.'^:'ZryLZnAo la vérité l'exige, qu^on ne ''M^tSt':;! no tp^ seulement en étroite con- Le progrès inleiiccuiti uc r j autres

nexion a'vec les V^o^rl^s ^ccou^^ To J^-^^ ^

domaines, mais il est auss. la '^^^'X^MV^o^r-^^ »">''"'^' démontrer. Ceux-là même q"';»"^*^;^'^"'^"^^^^^^ le sentiment radmettent dans le ^^^-^^^'^^ ^r^^T^tntement, et leur et la volonté se modifient «^l^^f ^ P ,^ connaissance. Le progrès est Ué en grande partie a ccUu dt a ,

principe,autrefoiscourammentad.m? qutle .d c ^^^

l moïde n'est pas FF^olog-quo en exact 1 ^^^^ ^^ ^^^

plexe de l'histo.re -l^;;;'^,: :':'/, .'^ , a vérité des pen-

r :: Î::rrdiU:nst;p.ns essentielles pour amener

eTsentimen.s et les passions K une ^aj^^-olaU n ^^^^^^^^

L'intérêt de ^^,^^^^:^2^:Z^:: Zu. ^r^^^f^ moral qu'il nou. fait f^'r^ «J ^^^lement contingentes dans contingente et des c'vcon^t*"'^^*'^^^ ^ „„,

lesquelles elle se trouve, pour ''^''' ^'''^^''^.^,, la vérité val'eur universelle. L'homme '-«^^''j^^f.ffr individualité Vest aussi «^^ P^^^ ^^/S r„et:i lÎVl^gotsme, quand isolée ; aussi la peur dt la vtrut i-di^ieuse a eu sou-

elle n'en dérive pas dès le début. I;»^ »'°''''; ^-^ ,^ ^.^i^ chose

vent une action f-^^^V ^" P«;:1^:J° «mme - P'^<=»'^- ^"^■ méritoire, et en stigmatisant le doute con i

n'a pas vu qu'un doute loyal et ^^^T^^^'^^^^^i" , ,, .ottisc bon. Elle en arrive facilement a attibuer du p. ^. ^,^^^

car toute simplicité n'est pas une « sainte s.mpl.c

dans ta praUque «n des plus ^<--^,^^^^rZ^^^^ 'P, les trois tenues que nous avons ^-^ "«"'';=»/„ ^, rarlicle de Clillord

XIL — fi. 5. LE DÉVOUEMENT

pose une barrière à la recherche de la vérité, elle ne tardera pas à en amener d'autres. Goleridge, qui fut pourtant un croyant, a dit : (' Celui qui commence par aimer le christianisme plus que la vérité, en arrivera à aimer plus sa secte ou son église que le christianisme, et enlin, à s'aimer plus soi-même que tous les autres ».

Ce n'est pas toujours la foi ardente qui fait considérer le doute comme une chose mauvaise. De nos jours, on le fait souvent par peur de l'inconnu, par crainte de perdre le terrain solide en abandonnant les idées habituelles, par peur de la fatigue et de l'inquiétude que coûte l'acquisition d'une conception nouvelle. En face d'un homme incapable d'abandonner son opinion, parce qu'il y trouve sa seule consolation et son seul refuge, personne n'ira soulever le doute et la discussion. Il ne faut pas enlever au pauvre son unique brebis. Mais de là à regarder toute vérité comme reposant sur nos besoins et nos désirs, il y a une grande distance, que bien des gens pourtant franchissent avec une étonnante facilité.

5. — De ce qu'il faut toujours chercher la vérité, il ne s'ensuit pas, nous l'avons déjà fait remarquer, la nécessité de toujours la dire. Le devoir de véracité a pour but de faire régner la vérité ; mais on peut manquer ce but en la disant. Dire trop tôt la vérité c'est faire comme l'enfant qui arrache une plante pour voir à quelle profondeur vont ses racines. On constate les résultats acquis, mais on peut empêcher par là même d'en acquérir de nouveaux. Les apôtres intempérants de la vérité pèchent souvent de cette façon. Le devoir de dire la vérité est pédagogiquement limité. La vérité est si grande et si vaste que l'homme ne peut y être initié que peu à peu. La partie de la vérité qu'il ne connaît pas encore est souvent méconnue ou méprisée par lui. Il importe alors de dire la vérité de telle façon que ce résidu soit en chaque cas particulier un minimum. Et il importe encore de trouver pour la dire la forme sous laquelle elle sera le plus facilement entendue, d'employer pour la dévoiler la méthode qui en assurera le mieux l'intellection. Cela importe surtout quand il s'agit de « vérités » morales. Il y a de par le monde beaucoup de prédication morale indiscrète, et sans cesse on oublie que l'expression des jugements moraux est elle-même soumise à des conditions morales, que toute appréciation doit servir à une fin, être un

nrc

VU - B 6. Lt: DKVOCEMtNT

/m -n^ Fxniimer dos iugenicnts moraux moyen d'.!ducal.on (III. H • Ex pumu a j »

où ils ne sont pas "*^----^,:;^ i°„';;rirmo.l>eure. Pa-r,,,^e L'éducat oy n .^^^^^^^^^ -- '« -PP--'

fois pourtant, il ptut tue ju. i , ^ ..:,,^ito.ion et de rcl«'-

pédagogiquo, do provoquer o J-f'^^^'^' mérité n'est vor hautement les contradiction^. ^"^ "^ ^^ ^^^ ^t

Lonnue comme il faut quaprcs un combat pa.>.onnc po

"?17 ,;a se trouve résolue, quant K i'-enUel la qu^Uon de ,ak'.tin.il^ du mensonge. Pas plus qu on n s obUg^ de^dn .

spontanément tout ce qu'on P-^^; ""J^^.^^*;,^; „ .Meurtrier toutes les questions. Mettre sur une mauvaise ^ '

;, „., victime ou l'homme qui veut m.iiiacliei

""'" Tn .Ti' i e Iv de garder, n'est pas seulement une chose secret que j ai le ulvuh ^ ' m^me Drincipe peut

^ ,.i, „.,,ce nue la personne qui invite ne la com-

vraie raison. -'^P;^;^^^";^,^,^ pourrait s'en oiïonser. Toute- C d':; t'^ oCnalil-e. noL prenons certainement un peu t op d ibertés sous ce rapport. Soi. par une Po'' -se hor

niril n'est nécessaire el légitime. , - -.j „a fions

y Ki nous maintenons fermement que la vente est dan (,. tM nous ma j ,„ pi^é se concilieront

..devenir '^o^'T^J^^^ ^^^^ !„,.,, ,,o..vons tous

""f tiiiï^en s degrés ie pprochement de la vérité. U est

î;^::sÎ3Î!ï^t: "^ Hgne .^-r^U^n ^se ent. .r- Js qui la possèdent et d'autres qui -^^l^^^^,,,,,,,

reaiiit, Ij^j-i »^ , . i ^ saurait eviiei

entre nous et les circonstances re;^'«'" .*'*""' "^ ^J" t être

belle chose) ne diminue en rien la vente, mais elle piovien

Page 1