XII. - B. 6. LE DÉVOUEMENT
Tandi.q«c la tolérance est le sentiment «Fouve p r no.^ envers d'autres hon.mos qui, vivant en même t^-P^ J^ ^ ; combattent pour la vérité clans un autre camp, la picte etabl.t unTen ntrc nous et les représentants du passé. Nous éprouvons ce ntiment envers tout ce qu. a été pour nous "-^ aul.nte, tout ce qui a contribué à nous former dans une école, abandonnée depuis sans amertume. Nous avons de sa valeur une comrréhension dont est incapable celui qui y vient en étranger et Li la conten.ple du dehors. Ce passé garde avec nous cette relation qu'il fut le notre ; alors même que nous avons rompu avec lui, nous ne l'abandonnons pas tout entier, tant que nous conservons la continuité de notre évolution Pare.Ue.nent la piété est le sentiment où survit la continuité de 1 espèce ; elle rattache entre elles les générations successives. Souvent .1 est très difficile à la génération immédiatement consecu ive de garder ce lien. La piété pour le moyen âge n a pas ete bien Grande au xvm= siècle; elle s'est seulement manifestée (non sans quelque excès) avec le romantisme du xix° siècle lequel de son côté n'en éprouvait qu'une assez médiocre pour le xvi.i . A son tour, notre époque, ennemie du romantisme, ressent plus de piété pour le .xviu' siècle. - La piété peut exister aussi bien envers des personnes particulières qu'envers une direction générale de l'esprit ou une génération entière. Celui qui, par rapport aux autorités à la domination desquelles il s est soustrait, n'en est pas encore arrivé à pouvoir reconnaître leur valeur historique et à pouvoir sympathiser avec elles, celui-la n'est pas encore libre, mais dépend encore de son opposition au passé. La piété est le véritable sentiment historique, lout ce qui a eu quelque valeur continue à s'y survivre. Elle est 1 une des formes les plus importantes sous lesquelles l'individu mêle sa vie à celle de l'espèce.