XVIII. — 3. DONNÉES SOCIOLOGIQUES
vigoureux développement des individualités a lieu à la fois dans l'un et l'autre sexe. Mais c'est un caractère propre de répoque que ce développement de la personnalité n'ait d'abord été possible qu'aux femmes mariées. Les jeunes filles étaient, pour la plupart, élevées dans les couvents, et leur formation active ne commençait qu'avec le mariage. Sous ce rapport, une singulière disparité régnait alors dans la condition des femmes, comme il arrive souvent encore aujourd'hui dans les pays latins.
Ce qui résulte, en somme, de ces indications historiques, c'est que, toutes les fois qu'il se produit un grand mouvement d'idées, ayant un retentissement profond dans la vie humaine, se produit aussi une tendance à mettre les femmes sur le môme pied que les hommes. Toute extension notable de l'horizon intellectuel fait disparaître la différence considérable autrefois établie entre les conditions des deux sexes.