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LA SITUATION MORALE DE LA FEMME

. T f .„.mp ^-ïrm la famille — 2. Surabondance des femmes. — 3. Particu- Strâ"7ént„^ei'-4 ré,uoigna«ede l'e^pénence. - 5. L-omano.pa. lin considérée comme devoir. - 6. Droits politiques.

i La femme a élé destinée par la nature à porter en elle le -erme de la nouvelle génération et à le nourrir jusqu'à ce qu'il soit en état de vivre d'une vie séparée. Que cette destination naturelle détermine son organisation totale, cela n est pas sérieusement contestable. Mais dès lors il ne saurait lui rester pour d'autres fonctions la même énergie que celle dont l'homme dispose. C'est pourquoi le sexe féminin est le sexe faible, et c'est pourquoi aussi sa nature est meilleure et plu., pure que celle de l'homme. Alors même que sous tous les autres rapports domine la bestialité et la cruauté, on trouve cependant un premier germe d'humanité dans le rapport de la mère et de l'enfant. Dans le culte de la madone survit encore cette idée que la maternité est la source de tout ce qu il y a de bon dans le monde humain.

La reconnaissance du droit de la femme devait commencer par l'uperception de la grande importance pour l'espèce de la fonction qu'elle doit remplir comme être naturel. Lorsque (dans la seconde répartition du travail) on reconnut son sexe comme le plus faible, et qu'on lui retira les plus lourdes taches ce fut un grand progrès. Pourtant il n'est pas encore réalisé complètement. Dans la classe pauvre, la femme est souvent obligée de se livrer à des travaux si durs que ses devoirs de mère en souffrent, et un des graves aspects de la grande question sociale est justement la recherche des moyens de permettre à la femme de se consacrer à son ménage et a ses

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