L'ÉTAT ET LES ENFANTS
1 Devoir de prendre soin du bien-être physique des enfants. - 2. Droit
(le l'enfant à l'instruction.
1 Dans la civilisation moderne, la famille n'est pas un monde absolument fermé, comme l'était la famille patriarcale nui n'avait de relation avec la société plus vaste que pari interméd^tre de son chef. On a reconnu le droit des différents tnd.v.- Is Lune vie indépendante, y compris celui de la femme et de l'enfant, et c'est à l'Etat qu'il appartient de tirer de cette reconnaissance toutes les conséquences qu'elle entraîne. Les exigences imposées par l'Etat à la famille reposent en partie immédiatement sur sa destination, qui est de protéger les faibles, en partie sur ce fait que les membres de la famille sont au.ssi membres de l'Etat et tenus d'en remplir les conditions.
C'est ainsi que l'Etat assure à l'enfant conçu ou nouveau-ne le droit à rexistence, et ne permet ït personne de déclarer un autre individu inutile, impropre ou sans droit a la vie. .Vlors même que l'avenir apparaîtrait aussi sombre que PO^s.ble pour l'individu qui débtite dans la vie. il n'est pas admissible quon accorde à quelqu'un le pouvoir exorbitant de trancha le fi d'une existence commencée. Ce serait ouvrir la porte aux plus
effroyables abus. - „» ;i „,.«n.l
Déplus, l'Etat se charge de l'enfant abandonne et il pi end des mesures pour que les parents remplissent leur devoir ^uand leur propre conscience et le sentiment naturel ne les y portent pas II protège les enfants contre les parents. On constate en ït que le Sentiment paternel et maternel peut être emoussé ou étouffé par la misère, la honte et d'autres causes, et quand les liens de la famille n'assurent pas l'existence de mobiles suffi-
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