‹ Morale [microform]Chapitre 149 sur 284 · XXIII. - 2. LA LIBERTÉ ET LA CULTURE · texte numérisé non relu

XXIII. - 2. LA LIBERTÉ ET LA CULTURE

un -rand rôle; les associations d'idées toutes prêtes et les résultats° acquis, dus à la substitution des motifs ou des valeurs (cf XIII 4), profitent à l'individu et déterminent le niveau ou commence son développement personnel, et à partir duquel après l'éveil de sa personnalité et de son esprit critique, pourront se poursuivre de nouveaux progrès dans l'éducation et la substitution. , ,, 2 — Au xsiif siècle, on regardait la liberté personnelle

comme un droit de l'homme évident par lui-même'. Mais il est impossible de soutenir que la liberté soit un droit évident et absolu. Elle est quelque chose de dérivé, elle a besoin d'un fondement et ce fondement, elle le trouve dans le principe du bien d'où, comme nous l'avons vu (VIII. 6), le principe de la personnalité libre dérive par une déduction psychologique. Les etre^ personnels constituent les centres du monde dans lesquels est sentie la valeur de la vie; aussi toute atteinte portée au développement harmonieux et sans entrave de la vie d'un pareil être conlredit-elle le principe du bien. Toute intervention dans le libre développement de la personne doit être motivée par la considération de la suite de ce même développement; il se pourrait en effet qu'un arrêt fût nécessaire à un instant ou en un point particulier, pour que l'évolution totale se poursuivit de la manière la plus libre et la plus harmonieuse possible. A cause de l'étroite liaison de la liberté avec le bien, la liberté est ellemême une lin. Mais elle est en même temps un moyen, indique par le principe du bien. Car sans une vie indépendante et harmonieuse des individus, la vie de l'espèce en général ne saurait faire aucun progrès. L'initiative de ce qui est grand et beau n'existe que si la vie des individus se développe librement. La

^ Théoriquement, c'est par Kant que le droit à l^l•^berté personneUe^^^ aé le mieux formulé : « La liberté (l'indépendance ^ l^f^^^ f ""J if^^ volonté nécessitante) en tant qu'elle peut <^^^^''^'' "^ ""^TS^^ Zu^^^^ raie avec la liberté de tout autre, est le droit ^n^^^»^' P^^^'/'l '^^ ^œnant à tout homme en vertu de son humanité » .^^f f ^f f '(l^f ' ^^fj ^ns Ta niasherc. 1798 d xlv). Pratiquement, ce droit fut proclame d^n^ la S^c a la^n d lnci:^pend!ince del Etats-Unis de ^ ^-^f^^^^^^',^ est dit : « Nous considérons comme évidentes par ^"«^^^^ ff ^^^^/^^^^^^ ;'^^^ suivantes • tous les hommes sont naturellement égaux; ils sont pourvue par'u Crlur'diœrtains droits -aliénables, parmi lesqueh^ vie, la liberté et la poursuite du bonheur. >> - U est sans dou^^ ^""^^^^^ faire remarquer que la liberté dont il est question ici n a rien a voir avec la « liberté delà volonté » dont parle lechap. v.)

Page 1