XXIII. - 2. LA LlBERTli ET LA CULTURE
inconditionnel. Quand on la regarde comme un moyen les hoses ont une tout autre tournure et un tout autre espr.t que otïïu'on la regarde comme une fin. Nous supposons naturellc-
ment ici que Tapplication de l'autonlé comme sin.ple moyen
e^r eco n'ue avec^'incérité. Car il est bien possible d'avoir une orted-enthousiasme abstrait pour la liberté comme fm elo -
tne et d'employer néanmoins dans la vie réelle la force de la
façon a plus brutale. C'est là une des nombreuses formes que
Sî la dltinclion toujours dangereuse et pas tou.ours loyale
„ la théone et la pratique. Le critérium ^u développemen
de la culture et de l'association ^V^'^^j;. f ^^.f hé ! mesure oii la liberté n'existe pas seulement a 1 état d idée tneo Tue mais forme encore - tant comme fin que comme moyen T^Z., de l'organisation des relations et des circonstances
niriirulières de la vie. . . i
^ 't Lsant ainsi du principe de la liberté un F-cipe subordonné mais dérivé avant tout autre du principe gênerai du •en nous nous distinguons de Bentham pour qui les premiers :;.pes dérivés sont la sécurité et l'égalité. U este air cependant que la sécurité ne prend sa valeur que comme condUio" ^e la possession, de la jouissance et de l'action libres. L •nse'îu n é arr'ête. déprime et divise. La liberté n'est pas la condition dMa sécurité, c'est le contraire. Et si l'on veut la sécurité a tout pr.x^^ Uberté en pâtira aisément. 11 faut courir des nsques pom aie avancer l'évolution, et pour tous les risques de ce genre, rconfiance qu'on a dans les effets des libres forces qu, donne du coura^-e Si l'on fixe avant tout les yeux sur la secu- Hé on tarira facilement la source de l'évolution. Par crainte des périls que peut amener la continuation de la v e on en vient a ■arrêter. Pour ce qui est de l'égalité, il est elair auss qu e»e n'est qu'une condition secondaire de la vie Ce dont 1 s agi , c'est de provoquer la vie personnelle dans les -dmdus. M comme il arrive que plus on connaît leur nature, P'^ ;'"?'« sentent de différences quantitatives, on ne pourra les faHer d um manière absolument égale que sous des rapports ^^^^^^^'1 rieurs La justice distributive exige, nous 1 avons deja vu lU, 9 V," XL 9, une individualisation approlbndie. P-' conséquent l'égalité, elle aussi, est une condition subordonne a la hb^rte^ La distribution des biens matériels et spirituels et la A^a^" des exigences qui doivent être imposées aux individus relativement