DE LA CULTURE INTELLECTUELLE
1. La liberté de la science. — 2. La science comme élément indépendant concourant à la vie de l'espèce. — 3. L'école et les partis politiques ou religieux.
1. — La liberté est la condition la plus essentielle de la culture intellectuelle. La science ne connaît pas de bornes imposées du dehors, elle ne connaît rien de trop haut ou de trop bas pour être soumis à son étude. Elle se donne elle-même ses limites, en décidant d'après la nature et le mode d'action de la connaissance même quelles questions elle est capable d'étudier et lesquelles elle n'est pas en mesure de résoudre. Même en ce qui concerne ces questions insolubles pour elle, la science se réserve cependant le droit d'examiner les solutions proposées et d'étudier les causes pour lesquelles elles ont trouvé des adhérents. Où cesse la théorie de la connaissance, commencent la critique historique et la psychologie.
La liberté, ici comme partout (voir viii, 6; xxiii, 2), est à la fois fin et moyen. Le libre exercice de la faculté de penser procure une satisfaction immédiate, en sorte que toute entrave inutile constitue ici une faute contre le principe du bien lui-même. Mais la liberté est aussi moyen. Seule la libre recherche peut considérer l'objet sous toutes ses faces, découvrir les diverses éventualités possibles et en tirer les conséquences. Nous rencontrons cependant ici un phénomène singulier : ceux-là même qui éprouvent les plus grands scrupules à fonder les règles morales sur la considération de l'utilité, y font souvent appel sur ce point. « La recherche libre, dit-on, ébranle tout, même les opinions les plus indispensables aux hommes.
La vérité n'est point nuisible, mais le doute et l'examen ont des effets nuisibles, quand on n'est pas sur un terrain solide. II peut être permis h l'individu de douter et de chercher, s'il lui est possible d'assumer cette responsabilité devant sa conscience ; mais qu'il garde pour soi son doute et n'entraîne pas les autres avec lui sur son sable mouvant. » — Nous avons déjà reconnu ailleurs (xii, 4-6, vu, 4 et xxi, 5) la légitimité de ces remarques en d'autres circonstances. Mais ici, où il s'agit de l'importance de la culture intellectuelle du genre humain dans son ensemble, la considération des conditions permanentes du bien du genre humain doit être mise au-dessus de celle de la susceptibilité des individus. Il serait préjudiciable de tenir compte de la douleur momentanément occasionnée ^ et d'oublier à cause d'elle les conséquences que pourrait avoir pour un grand nombre et pour longtemps la dissimulation de la vérité — car le doute, lorsqu'il est fondé, est lui aussi une vérité. — Prendre des précautions pédagogiques, c'est l'affaire particulière de l'individu dans son rapport aux autres individus; dans la société, il faut souvent les mettre entièrement de côté. Au surplus, ceux qui d'un point de vue social trouvent le libre examen dangereux, s'imaginent d'ordinaire être eux-mêmes en possession de la vérité. Aussi, au lieu de discuter avec eux s'il est légitime à' exprimer le doute, serait-il plus à propos de faire porter la discussion sur la légitimité du doute lui-même. Ils invoquent comme prétexte les conséquences du doute exprimé, mais en réalité c'est au doute lui-même qu'ils en veulent. En tous cas, ils sont obligés d'avouer qu'il faut chercher librement et au grand jour s'il est utile d'exprimer le doute. Ils ne peuvent pourtant pas s'imaginer qu'ils possèdent une connaissance infaillible de ce qui est utile et de ce qui ne l'est pas. Or peut-on examiner publiquement les avantages ou les inconvénients du doute, sans exprimer par là et faire connaître publiquement le doute lui-même? On aura
* Stuart Mill considère avec raison comme une caractéristique de notre temps que l'on y parle plus de l'utilité des opinions que de leur vérité. « Actuellement, dit-il {La Liberté), les gens ne sont pas tant convaincus de la vérité de leurs opinions que de l'ignorance où ils seraient sans elles de ce qu'ils devraient faire. » Mill, l'utilitariste fervent, trouve cela dangereux. En réalité, la vérité lui paraît être une condition primordiale de la vie et du bien, et ce qu'il combat c'est une conception étroite et mesquine de l'utilité.
beau faire, on n'échappera pas au danger, si danger il y a.
Le libre examen a sans doute ses inconvénients. Mais c'est seulement par des erreurs qu'on arrive à la vérité. « Une erreur vivante, a-t-on dit, vaut mieux qu'une vérité morte. » Le principe vivant de l'erreur c'est la pensée capable de se tirer des mauvais chemins ; mais dans une vérité établie depuis longtemps, qui n'est plus capable de mettre en mouvement les forces de l'esprit, il n'y a plus aucun germe de vie. Si nous mentionnons ceux qui ont trouvé les vérités sur lesquelles nous bâtissons, ne devons-nous pas aussi mentionner ceux qui ont développé les erreurs « vivantes », et par là bâti les stations intermédiaires sur le chemin — droit ou détourné — de la vérité. Une vérité vivante est évidemment ce qu'il y a de mieux.
2. — La culture intellectuelle contribue à associer les individus non seulement en amenant les chercheurs à mettre en commun leurs efforts et leurs idées, mais encore en provoquant la fondation d'établissements d'instruction. L'hibtoire nous montre ici quelques-uns des plus beaux exemples de libre formation de sociétés. Dans l'antiquité grecque, la formation des écoles philosophiques résultait de ce que des jeunes gens se réunissaient autour d'un penseur qui avait excité leur intérêt. Au moyen âge, les écoles naquirent dans les cloîtres où déjeunes hommes étudiaient en commun. Les Universités prirent naissance au moyen âge par la réunion libre d'hommes désireux de s'instruire ; le mot « Université « désigne justement, comme on sait, une association ou corporation de professeurs et d'étudiants. Ce n'est que plus tard que l'Eglise et l'Etat obtinrent une influence sur ces établissements scientifiques, dont l'importance était alors d'autant plus considérable qu'ils étaient les seuls moyens d'acquérir une instruction supérieure, les livres et les autres moyens scientifiques faisant presque complètement défaut. C'est d'une manière analogue que sont nées de nos jours les écoles populaires supérieures du Danemark.
Lorsqu'une semblable union libre se produit, l'Etat a le devoir de ne lui opposer aucun obstacle, mais de la favoriser au contraire de tout son pouvoir. L'Etat, nous l'avons déjà dit (XXII), a le droit et le devoir d'exiger de chacun de ses futurs citoyens un minimum de connaissances. Mais au nombre de ses tâches se trouve aussi celle de faire servir le mieux possible ses moyens et son organisation au progrès de la culture
intellectuelle supérieure, abstraction faite entièrement du degré de culture scientifique qu'il est obligé d'exiger de ceux qui aspirent à devenir ses fonctionnaires. L'association libre prend vite un certain caractère aristocratique. Il y a bien des gens qui sont rivés par la misère à leur glèbe et qui ne peuvent, sans être aidés, travailler à s'approprier et à augmenter la culture intellectuelle. D'autre part, il ne serait pas bon qu'elle fût l'apanage exclusif des classes riches ou aisées. Ici, comme dans le domaine de la culture matérielle (XXVI, 14), l'Etat a une fonction distributwe à exercer. Il doit chercher non seulement à favoriser la formation d'un capital de connaissances en tant que bien commun de la société entière, mais encore à réaliser la meilleure distribution possible de ces connaissances. Ici d'ailleurs il ne se produit pas ce qui arrive si facilement dans la distribution des biens matériels, où l'on ne peut donner à l'un sans enlever à l'autre.
Toutefois, il y aura toujours à craindre que l'Etat se serve de la science au lieu de la servir. L'Etat, en effet, est toujours représenté par ceux qui détiennent le pouvoir, et leurs intérêts de parti ou d'individus peuvent les pousser à encourager ou à entraver certaines tendances ou certaines personnes, sans tenir compte des besoins réels de la culture intellectuelle. On a même prétendu que les efforts consacrés à cette culture devaient toujours être subordonnés à d'autres considérations. Les véritables sociétés humaines, dit-on, ce sont la famille, l'Eglise et l'Etat. L'école (c'est-à-dire la société dont le but est d'acquérir et de faire avancer la science) doit donc être à leur service, et non inversement. A la famille, à l'Eglise et à l'Etat il appartient de déterminer en commun ce que doit être l'école ^
On refuse ici à l'école, à la société fondée sur la culture de la science, toute initiative. Mais dans quelle contradiction ne s'embarrasse-t-on pas ainsi! Que prétendent en effet obtenir au
* « L'école n'est pas un établissement autonome à côté de la maison, de l'Etat, de l'Eglise, mais une auxiliaire qui en dépend. Telle est la situation essentielle qui lui a été assignée par la nature et la religion, et c'est ce qui montre la fragilité et la fausseté des tentatives modernes prétendant rendre l'école indépendante de la maison et de l'Eglise. 11 faut que la maison, l'Etat et l'Eglise aient des écoles répondant à leur esprit et à leurs exigences. On ne saurait les en empêcher sans grande injustice ». L'évêque Ketteler: Freiheit, Autoriiàtund Kirche. Mayence, I86i, p. 209. —Ce n'est pas seulement chez les écrivains catholiques qu'on trouve de pareilles idées.
moyen de l'école, l'Etat, l'Eglise et la famille? 11 faut pourtant bien que ce soit la vérité. Mais ils prescrivent eux-mêmes d'avance comment cette vérité doit être. C'est donc qu'ils peuvent être déjà par avance en possession de la règle de vérité, en sorte que l'école n'aurait qu'à l'appliquer dans le détail. Mais on n'obtient ainsi que des opinions fondées sur l'autorité, non des vérités scientifiques. En outre, on oublie que la science, entre autres choses, étudie également l'origine, l'essence et le rôle de la famille, de l'Eglise et de l'Etat. Quelle importance la science a-t-elle, si elle ne pousse pas en fin de compte, peut-être par bien des détours, mais d'une manière cependant inévitable, à des changements de la vie menée dans la famille, l'Eglise et l'Etat? Une culture intellectuelle privée de la faculté de réagir sur la vie est, nous l'avons vu (XXVIII, 4), malsaine et inutile. On sera forcé dès lors de faire une place à la culture intellectuelle en tant que cause indépendante concourant au développement de la vie humaine. Que la famille, l'Eglise et l'Etat soient incapables d'utiliser la science indépendante, c'est leur affaire; mais aussi vrai que la vérité est une condition indispensable de la vie, ils se trouvent alors sur une mauvaise voie, et c'est un non-sens de s'imaginer qu'on soutienne la science, alors qu'on ne lui donne pas une entière liberté! Des spécialités et des curiosités pourront réussir, les productions bâtardes d'une imagination mystique et d'une pensée confuse pourront pulluler, des doctrines surannées pourront se maintenir sans liberté scientifiques mais on cherchera en vain les idées grandes et hardies qui font avancer notre connaissance
* A la suite d'un accord conclu en 1857 entre le Wiirtemberg et le pape, la faculté catiiolique de théologie de Tubingue fut placée sous la direction et la surveillance do l'évêque. L'évêque devait autoriser les professeurs à faire des leçons de théologie et il pouvait leur retirer cette autorisation.il devait examiner leurs cahiers et leurs livres d'enseignement. Le Sénat académique de Tubingue nomma alors un comité pour examiner si, dans ces conditions, la faculté de théologie pouvait continuer à être considérée comme faisant partie de l'Université. Le comité arriva à cette conclusion que les professeurs de théologie catholique ne pouvaient plus être regardés comme des représentants de la science libre ni par conséquent être élus comme Fuembres du Sénat académique. L'évêque Ketteleu [Freiheit, Autoritàt und Kirche p. 24) en conçoit une vive irritation : on ne voit guère pourtant comment, avec la censure continuelle d'un évoque, il pourrait être question de science libre. — k\i reste, qu'il faille se soumettre à un évêque vivant ou à un livre mort, la différence n'est pas considérable. Sans une liberté complète accordée à la pensée, aucune science n'est possible.
et par là même la vie et sans lesquelles la vie même la plus paisible au sein de famille, de PEglise et de l'Etat n'est en somme qu'une piètre chose.
La liberté' et l'indépendance de la science n'impliquent pas seulement qu'on lui permette de se développer librement dans son domaine propre, sans être gênée par des autorités extérieures, mais encore qu'il ne lui soit pas interdit d'exercer sur la conceptiori générale de la vie et de l'univers l'influence qu'il est dans sa nature d'exercer. L'image que la science se fait de l'univers détermine nécessairement notre conception de la vie et nos croyances. Car c'est seulement dans le monde réel que nos convictions pourront être soumises à l'épreuve et montrer leur force; or, ce monde réel, nous ne pouvons guère apprendre à le connaître autrement qu'avec le secours de la science. Une croyance qui a peur de la vérité n'est qu'un rêve. La difliculté provient de ce que les modifications amenées dans notre conception de la vie par les résultats de la recherche scientifique se produisent ordinairement d'une manière lente et imperceptible, et de ce qu'on ne saurait toujours décider avec certitude quelles sont les conséquences définitives d'un résultat scientifique acquis. Ici de grandes exigences s'imposent à l'amour de la vérité et à la loyauté. Appliquant le « connais-toi toi-même » de Socrate, il faut faire en quelque sorte son examen de conscience intellectuel, afin de pouvoir décider où se trouve le point central des diverses conceptions sur la vie et dans quelle mesure les résultats scientifiques acquis modifient les idées religieuses traditionnelles. On se trouve exposé ici à se tromper gravement soi-même et à être victime de bien des illusions. Le seul remède qui puisse alors être efficace consiste dans une culture intellectuelle véritable, dans un esprit scientifique éprouvé, possédant le tact voulu pour maintenir fermement les pointsde vue essentiels, séparer les hypothèses des vérités démontrées, oser là où il le faut, mais suspendre son jugement quand il est impossible de rien savoir. La culture intellectuelle est un art qui est très loin de se rencontrer chez tous les hommes de science. On peut s'enfoncer dans une spécialité, y travailler avec adresse et cepen-
Ainsi, aucune science juridique ne pourrait lleurir, si les professeurs de droit d'une Université rejetaient la justesse de leurs propres déductions dès qu'un tribunal serait arrivé à un résultat différent. Par cette voie, on arrive à des croyances établies sur Tautorité, mais non à la science.
dant être dénué de toute espèce de capacité et de tact lorsqu'on se trouve en face de conditions différentes. Il arrive alors que, dès qu'on abandonne sa cellule, ou bien on se jette dans la première croyance venue, ou bien on exagère les résultats acquis dans son domaine spécial en y rapportant tout le reste, ou bien on aboutità un scepticisme plus ou moins blasé. On soutient la toute-puissance de la science, ou bien on déclare qu'en dehors de certains domaines spéciaux elle ne peut rien nous apprendre sur l'être. Peut-être même oscillera-t-on entre ces deux opinions, de telle sorte qu'on parlera un instant comme si toutes les énigmes étaient résolues, pour en arriver, après avoir poussé cette idée jusqu'à l'exagération, à proclamer subitement la banqueroute de la science. Au milieu de pareilles oscillations, seule la véritable culture intellectuelle * — qui consiste dans l'union de l'esprit critique et]de l'art personnel, — est capable de conserver la continuité de l'évolution mentale. Elle est nécessaire pour qu'on soit capable de faire passer comme il faut les résultats de la pensée dans la vie personnelle et sociale.
3. — L'histoire montre que les empiétements de la famille, de l'Eglise ou de l'Etat sur l'école n'atteignent pas leur but. Ils proviennent en partie d'une opinion exagérée touchant les effets de la culture intellectuelle, en partie de la méconnaissance de ce fait que les influences directes produisent souvent tout le contraire de ce qu'on attend. Les lumières de l'entendement ne déterminent pas d'emblée la direction entière de la vie. Les connaissances et les idées imprimées dans l'esprit ne modifient pas tout d'un coup les intérêts, les sentiments, les tendances. Le « danger » n'est donc pas si considérable ni si imminent qu'on se l'imagine. D'autre part, le fait de graver dans l'esprit une certaine série d'idées peut justement susciter le besoin de suivre d'autres séries menant dans un sens tout opposé. C'est souvent par suite de cette espèce d'effet de contraste qu'une génération s'engage dans une voie opposée à celle suivie par la génération précédente. Les facultés et les tendances qui ne trouvaient pas d'aliments dans les idées ayant rempli la conscience durant l'éducation, ne s'en accusent qu'avec d'autant plus de puissance et d'intensité dans la suite.
En France, les divers gouvernements qui se sont succédé au
* Cf. mon article Filosofè sorti Kunst (Nyt Tidsskrift 1893), trad. en allemand dans la revue « Ethische Kultur », 1894.
cours du siècle dernier ont tous essayé de faire servir l'école à leurs fin?, sans que leur durée en ait été prolongée K L'unique résultat qu'on obtient ainsi c'est de porter atteinte au besoin de culture intellectuelle. C'est une condition fondamentale de toute instruction supérieure qu'elle doive être recherchée pour ellemême.
Si nécessaire que soit l'intervention de l'Etat pour soutenir la science, il n'est pourtant pas bon que, dans une nation, tous les hommes se consacrant à ces recherches scientifiques soient au service de l'Etat. Ici, comme dans le domaine de la culture matérielle (cf. XXVI, 14), il faut que l'Etat ait des concurrents dans l'initiative privée. Quand la recherche scientifique est saine et salutaire, elle naît de la vie et n'est pas uniquement provoquée par le secours que l'Etat peut lui prêter.
Toutefois l'Etat pourra d'ordinaire montrer une plus grande impartialité que les institutions privées et confessionnelles. Précisément parce que l'Etat embrasse la nation tout entière, ses regards seront dirigés, en ce qui concerne la culture, sur les points de vue universels, et les préjugés que les cercles particuliers et les sectes élèvent contre la science auront moins de chance de dominer chez lui. L'école privée dépend de la clientèle, l'école publique de la nation.
Si l'école publique est organisée et dirigée dans un esprit véritablement scientifique elle exercera une influence de concorde et d'union. Les jeunes gens de toutes les classes et de toutes les conditions pourront s'y rencontrer et y contracter des liens de fraternité. Il faut pour cela qu'il ne règne dans l'école aucune tendance politique ou religieuse spéciale. Au point où commencent les divergences politiques et religieuses, l'éducation devient l'affaire du foyer. L'école ne peut donner que l'éducation résultant de la culture scientifique. Il peut être difficile de tirer une ligne de démarcation entre la vie intellectuelle commune, qui trouve sa base solide dans la science, et les idées politiques et religieuses, déterminées essentiellement par des sentiments et des traditions. xMais c'est seulement si l'on s'efforce sérieusement de marquer cette limite, que la culture intellectuelle peut conserver sa place comme élément indépendant dan§ l'évolution de l'humanité.
• Adolf SiiHMiDT : Panser Zuslâmle, ÏII. p. 391.