XXXIX. - 4. LE POUVOIR Rlil'RKSSlF DK L-lÎTAT
adressait déjà ù la société le reproche de produire d abord des vo eurs pour ensuite les châtier. En droit comme en médecine, rhviÈnc et la prophylaxie remplaceront certa.ne.nent la the- 'aprutique,. laquelle n'intervient, et souvent en vain, qu une
f^i^ le mal existant. ^ , . .
La théorie pédagogique de la peine fournit le fondement le «lus idéal du droit de punir. Mais elle ne suffit pas. En fa..ant consi^er l'essentiol dans celte seule et unique considerat.on que nndividu sort de la société et en rcsle membre, elle oubhe que V olateur de la loi se présente en ennemi de la société et donne un exemple facilement imitable. Le crime étabht un ctat de .uorre entre l'individu e. la société, et par conséquent il impose ■ celte dernière un autre devoir que le simple devoir d éducation, savoir celui de conserver l'organisation juridique et d-c.npêcher l'infraction isolée de constiluer un précèdent. U faut donc insister sur le rapport d'opposition qui existe dans ce cas entre la société et l'individu. C'est la considéra ion ,„i.e en valeur par les théories pénales de l mUmidalion et de la menace. Suivant ces théories, le but de la peine est d'intimider en faisant un exemple, comme on Çloue une chouetle sur la porte d'une grange ; ou bien il s agit poui l'Etat d'adresser par ses lois pénales des menaces a ceux qui commettraient certains actes et de montrer à propos des criminels particuliers, combien ces menaces doivent être prises au sérieux. Le droit dinlimider et de menacer est dedu. du droil de l'Etat à l'existence, de son importance pour le biea
dos hommes. . . „„..
La théorie de l'intimidation, qui compte ses principaux paitisans parmi les juristes et les hommes d'Etat (et chez les philosophes notamment ScHOPENH..tE«') présente d intéressants rapports avec les doctrines du talion et de l'amélioration^ Elle considère la peine non comme fin mais comme moyen. Elle se distingue par là de la doctrine du talion et revêt, comme cel e de l'amélioration, un caractère téléologique. Mais, tandis que la théorie de l'amélioration regarde l'individu puni comme une fin, celle de l'intimidation le regarde comme un moyen, pms-
■ U^nonae ccn.ne volonté ef ^^^J^PZt'Î^nt^Grundreoi^.-'ir dans la liUéi'ature danoise, A. S. U'.«sted . um "" I" ,.„;^,..^;nn\,én!i\e\. »lraffelovoivmnyen (L.s principes fondamentaux de la leg.slaUon ptnaie) .
Eunomia, II, 1817.