XXXIX. - 4. LE POUVOIR RÉPRESSIF DE L'ÉTAT
et par conséquent, la théorie pénale est d accord avec les idées omlamentales de la morale. Une théorie philosophique de la ïline ne saurait fournir autre chose qu'un cr.tère de ce genre îonforme aux idées fondamentales de la spéculation morale, et permettant d'apprécier les régimes pénitentiaires existant en Lt L'expérience montre d'ailleurs aussi que le principe d une niitc union entre l'amélioration et lintimidalion déteimme le plus en plus les jugements portés sur le système peniten .aire vilueur en un lieu et un temps donnés. Tantôt l'amélioration lantôt l'intimidation l'emporlenl comme idée directrice . ;;, 'philanthropes du xvin» siècle opposèrent aux theor.es insa. e-là régnanfs du talion et de l'intimidation celle de 1 amélioration. On réclama un traitement humain des condamnes ,.t on assigna leur amélioration pour but à la peine. Si ce mouvement philanthropique a souvent eu un caractère sentimental, .il a souvent amené un relàrhement et une faiblesse intempestive dans le régime pénitentiaire, " "'en fit pas moins une bonne action en conservant à l'individu puni ses droits II faisait appel à une notion plus élevée de la justice que celle connue des anciennes doctrines, notion qui ne réussit pas d est vrai, a s'exprimer en formes claires et précises. Ue nos jours, on est disposé à revenir au point de vue de l'intimidation, i a.s eoinme le mouvement philantliropique a eu pour résultat la substitution, aux peines corporelles, autrefois si fréquentes, des peines d'emprisonnement et comme celles-ci, surtout quand elles sont de courte durée, n'ont pas un pouvoir suflisant d inlimidation, on se heurte ici à de grandes difficultés pratiques et théoriques^ En même temps, les recherches d'anthropologie criminelle ont commencé à mettre en lumière la nature des criminels, et elles ont montré notamment qu'il existe entre les individus violant les lois de l'Ktat de grandes diversités : d ou la nécessite de .lifl-érencier également le traitement qu'on leur applique el ,1e ne pas le déterminer uniquement d'après l'acte extérieur. .Vussi bien la théorie de lintimidalion que celles du talion et de l'amélioration négligeaient les diversités individuelles et tendaient à regarder tous les hommes comme identiques. On a cherché de nos jours à tenir compte de ces diversités, par 1 ins-
loU-cclc la peine), Nordisk Tidsskrift. udfç. al don LeUc.»ledt»keFoien.n,. J893.