‹ Morale [microform]Chapitre 82 sur 284 · VII. — 4. THÉORIE DU BIEN ^jg · texte numérisé non relu

VII. — 4. THÉORIE DU BIEN ^jg

Il faut cependant encore y ajouter les cas où on est obligé de provoquer un moindre mal pour éviter un mal p us ^rand Quand un homme mourant de faim brise la devant" re^iw boulangerie et prend un petit pain, il accomplit un Icte q„ ne se just.f.e que par le but. Il faut y ajouter aussi toute éS cation poursuivie au moyen de peines disciplinaires. En vertu du principe du bien, la production de la douleur est légU me et nécessaire quand elle est l'unique moyen d'obtenrun b en indispensable; mais c'est aussi l'unique raison quiTuissê permettre la production de la douleur. Naturellemenrie pZ décsif sera de savoir si la fin elle-même est « juste >, • car si 2 ne e.st pas, elle ne saurait justifier le moyen. Si par'exemp e 1

nels, politiques, littéraires, etc.) qui se trouvent à la base la maxime devient dangereuse. Et alors même que la fin a J! lSS on d'"' "^ ^""' ''""'•^^"' toujours jîstifi: l" Voyl amenant un ntr 7'"" ^7' '"*™'"°'- ^'' "^"«'^ ^ocondLs fa fin I 'l2 ^ t ^'■""'^ *ï"' "'•^" P^d^i"-^" ''abandon de

lss!s^in,fn T ^\ " " '"' "•"''^ ^•'"'^••«•' •^''«'-ettre un assassinat produirait certainement, en violant ainsi les lois élé

mentaires qu. assurent la vie de la société humaine un mal pi : grand que celui qu'il pourrait écarter en réalisai 'son bu L attentats n'atteignent d'ordinaire que les conséquences «té Heures ou les symptômes d'un mauvais état sociaj ma s non la' cause proprement dite, et de plus, ils contribuentZvent ' mp.rer le mal. Les fins importantes ont besoin pour se réaliser d une ongue période d'évolution et ne sont souvenî justeme„[ possibles que s'il ne se produit aucune violation d s loi' morales élémentaires qu'on se tient pour dispensé d'observer à cau.e de sa bonne intention. On réali.«e des états sociaux me 1leur en agissant sur le caractère et sur les idées du peuple 1 développant, ses forces et ses ressources. Enfin, c'est un pro b eme psychologique de comprendre comment l'inte^ on noble" t le moyen barbare ou féroce peuvent coexister dans Îa même ame. Cela ne peut s'expliquer sans doute que par l'indignX profonde provoquée par la résistance o^posle au grand t" qu on se propose, mais les actes qui naissent ainsi doivent être onsiderés bien plutôt comme des symptômes, comme des man stat^ns d un état social malheureux et du sentiment douloureux qu 11 a pu exciter dans les natures idéalistes, que comme

IIoFFDi.No. — Morale.

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