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DIVISION DE LA MORALE INDIVIDUELLE

i. La justice est la vertu morale par excellence : elle comnrend Taffir..,» t.on de soi et le dévouement. - 2. Diversités individuXs

1. — Le rapport établi ci-dessus entre la morale individuelle et la sociale conduit d'une manière naturelle à la division qu'il convient d'introduire dans la morale individuelle.

En considérant dès le début l'individu comme membre de la société et comme y étant à la fois fin et moyen, nous voyons apparaître les deux tendances qui doivent être reconnues et favorisées dans la vie personnelle, savoir l'affirmation de soi et le dévouement.

L'individu particulier est fin, puisqu'il est justement un représentant de la société; sa vie est une partie de la vie sociale et toute atteinte à la première en est une à la seconde. C'est "l'un des deux termes auxquels aboi.til l'évolution. Plus l'individu est en mesure de s'affirmer et de développer ses facultés et ses tendances, de manière à ce que la vie atteigne en lui le maximum de force et d'harmonie, plus aussi le degré atteint est élevé non seulement pour l'individu lui-même, mais encore pour la société. La société se compose d'individus et sa vie sera par con- «•quent d'autant plus pleine et vigoureuse que chaque individu pourra davantage développer ses dispositions naturelles. L'individu forme un petit monde, dont l'existence et le développement constitue une fin qui vaut par elle-même, .\ussi Vafrirmalion ae sot - sous ses diverses formes : conservation personnelle ompire sur soi-même et indépendance - se présente-t-ellè '•omme une vertu essentielle. Elle est un devoir que l'indi- JKlu a en même temps envers lui-même et envers la société ' U considération de son moi propre et celle de la société se con- 'ondent ici d'une manière tellement immédiate qu'il importe peu sur laquelle on insiste. II n'est pas besoin d'en appeler à intérêt conscient de la société ou au principe abstrait du bien

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