A - LAMOUR DES AUTRES ÊTRES
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exister et agir en vue les uns des autres. La communauté immédiate et durable de la vie. comme elle existe dans la famille ou
de se pénétrer les unes les autres aussi profondément que cela est en somme possible. C'est ici que le sentiment de l'union p ut atteindre son plus haut degré. Pour ce qui est de l'intens.té 1 amour ne saurait être aussi vif ni aussi profond dans les erc es larges que dans les cercles étroits. Il n'^ a pas ici de dis tinction entre le mien et le tien, entre donner et recevoir et
justement au grand jour parce que nulle part ils ne sauraient se
le lation. C est dans les relations étroites de ce genre que la symmiln! :/"™™'"^f P^'- '" produire dans l'espèce humaine et qu elle se reproduit constamment à nouveau. Quoique l'appréciation morale, pour ne rien négliger, se place au point de vue
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réclame le maintien des cercles étroits. C'est en eux que l'on peut atteindre a beaucoup d'égards ce qui peut s'obtenir de plus excellent dans la réalité. Ils servent de moSèles aux cer le pu considérables De plus, c'est d'eux que découle la force capaWe (I animer ces derniers. ^
Il peut souvent y avoir une disproportion entre l'intensité de amour et son étendue. Celle-ci peut se restreindre de manière à aire na.tre un égoFsme de groupe, les intérêts de la famille, de la profession, de la nation ou de la race s'exagérant au détriment des intérêts humains universels. Comme le besoin de consenration personnelle de l'individu doit être subordonné à la considération du besoin des autres hommes, de même il faut parfois que la sympathie limitée soit sacrifiée à la sympathie plus large. Nos devoirs comme membres d'une famille ou comme amis ne sont pas au-dessus de nos devoirs comme enfants de la patrie et comme hommes. Mais la disproportion peut aussi être inverse. Certains sacrifices et certains enthousiasmes pour de grands intérêts, soit nationaux, soit universellement humains peuvent entraîner des manifestations brutales et inconsidérées dans les cercles plus petits. « On ne manque point d'exemples, dit MAUDSLEr ', qui prouvent que les martyrs de la cause de l'hul
* Pathologie de l'Esprit, p. 260 HôFFDiNG. — Morale.
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