‹ Morale religieuse et morale laïque [microform]Chapitre 14 sur 89 · La religion de la solidarité, p · texte numérisé non relu

La religion de la solidarité, p

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hommes du bouleversement, parce que Dieu est le grand agitateur ' ».

En France, le pasteur Elie Gounello, tenant du socialisme chrétien, ne s'exprime pas autrement. « La question sociale n'est pas dans la misère — qui a toujours existé — mais dans le conflit entre l'idéal de justice et le régime économique actuel. Elle est toute, psychologiquement, dans la douleur sacrée des consciences en face de ce conflit grandissant. Dès qu'un chrétien a le malheur de comparer sa vision du Christ et du Eoyaume de Dieu avec la vue du prolétaire et du régime capitahste, et la sociologie du sermon sur la montagne avec celle de la concurrence, il cesse d'être un chrétien tout court \ »

Après ces quelques citations, pêchées au hasard, pour ainsi dire, dans le Gulf Stream d'un chaud idéal évangélique, on comprendra ces paroles significatives d'un Van der Velde : « Tout homme qui ne se laisse pas imposer une interprétation par voie d'autorité, peut fort bien, en partant de l'Evangile, aboutir, soit à l'anarchisme tolstoïen, soit au socialisme démocratique ». H ajoute même, avec sa sincérité coutumière : « H ne paraît pas absolument impossible qu'un cathoh'que adhère, sans manquer à ses obligations d'obéissance doctrinale, sinon au socialisme pris en bloc, du moins à la partie purement économique des théories socialistes * ».

i. Dieu les mène, p. 168.

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