‹ Morale surnaturelle spécialeChapitre 37 sur 144 · Avant tout, rappelons qu'un même et unique · texte numérisé non relu

Avant tout, rappelons qu'un même et unique

(1) Même le fait divin de l'Église, — l'un de ces (acla divina dont parle h concile du Vatican {sess. [II, cap. m), et dans la rastc catégorie desquels il ] place imprimis miracida et prophetias (ibid), — quoique sans cesse accru otjde plus en plus éclairé par le développement hislorique de riiunianilé, appar- , lient à la révélation quant aux prophéties et aux. promesses dont il a éli l'objet, et quant à ses débuts si remarquables aux temps apostoliques. Les Actes de saint Luc, les ÉpUres des Apôtro ■ l'Apocalypse elle-même en témoignent au nom de Dieu.

(2) Log. surn. subj., Théor. LVI.

110 vr.V.TUS THÉOLOGALES

objet notifié à notre intelligence de deux manicj'Cc^. éclairé de deux lumières distinctes, acceptable poui deux motifs essentiellement différents, peut parfaitement bien être connu par deux ^cAes successifs et spécifiquement divers de notre esprit. Si l'exislence de Dieu m'est d'abord prouvée, par arguments faciles et obvies, dans toute la splendeur de son évidence et dans son intime connexité avec les principes les plus nécessaires de toute certitude et de tout bon sens, je pourrai et devrai l'admettre par un acte de raison. Si elle m'est ensuite affirmée pour des motifs de haute physique et de sublime métaphysique, incompris de moi mais découverts par un homme de génie dont je sais l'extrême valeur intellectuelle et morale, je pourrai et devrai l'admettre par un acte de foi humaine.

150. — Établissons aussi une ligne d'absolue démarcation entre les préliminaires de la foi théologale et son acte propre. Les jpréliminaires comprennent toutes les connaissances requises pour que nous puissions immédiatement et librement dire à Dieu : « J'adhère à votre témoignage sur tel point. » Par conséquent les motifs de crédibilité ou de fidélité, et le motif môme de la foi, sont connus dans cette première période. Mais comment le sont-ils? Par la raison, à cause de leur évidence, avec une certitude tout-à-fait intrinsèque. — Uacte de croyance proprement théologale comprend purement et simplement l'adhésion, l'union, l'assimilation de l'intelligence à l'objet révélé. Mais ce oui, cet amen, ce Je croiSy est absolument inévident, parce qu'il provient de l'esprit humain sortant librement et prudemment de sa sphère pour entrer dans la sphère divine, renonçant sagement à son indépendance pour acquérir le savoir divin qu'il accepte à cause du témoignage divin, avec la certitude qu'en a l'Esprit divin lui-mùme. Ce n'est plus de raison mais de/oi qu'il s'agit; ce n'est plus de certitude intrinsèque mais de certitude extrinsèque.

l.'Vi. — Si donc uîie vérité quelconque de droit ou de

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