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Cette double démonstration des motifs de crédi

(1) Théorèmes XCIII-XCVI.

(2) Si nous parlons d'une multitude et non pas de Vuniversalité, c'est qu'au point de vue historique, au point de vue du fait, tous les hommes n'arrivent pas à une connaissance suffisante des préambules de la foi, sans qu'il y ait en cela un péché formel de leur part : l'obligation individuelle et pratique de croire à la révélation n'existe donc pas eu fait pour eux, et nous verrons plus loin quelle est leur situation morale relativement au salut.

bilité et du motif de croyance entoure le témoignage divin, la parole révélatrice, des évidences les plus lumineuses et des certitudes les plus solides qu'il y ait dans la philosophie, dans la morale, dans l'histoire. Et l'acte de foi théologale, même simplement considéré au point de vue logique et naturel, bénéficie de toutes ces évidences, de toutes ces certitudes, à un degré qui n'est surpassé par aucune thèse des philosophes, par aucune décision des moralistes, par aucun récit des historiens. — Mais il faut y ajouter l'appoint de sécurité surnaturelle résultant des grâces dont Dieu soutient et anime la connaissance des motifs de crédibité et du motif de croyance (1). Elles ne sont pas seulement un préservatif absolument efficace contre toute illusion, contre toute erreur, dans les préliminaires de l'acte de foi. Elles y sont positivement une marque de coopération divine, une preuve de rectitude, un sceau de vérité; et si nous ne pouvons le savoir par expérience, par sentiment, par conscience, nous le savons fort bien par révélation surnaturelle et par raisonnement naturel. Nous savons de ces deux manières que nulle science purement humaine ne jouit de telles garanties, et nous en concluons que notre confiance subséquente dans la solidité objective de l'acte de foi peut et doit être sans limites.

190. — Si maintenant nous comparons, quant à leur certitude respective, \q jugement de crédibilité QiVacte de foi théologale, nous constaterons d'abord que le premier est d'une certitude évidente et démonstrative, en tant qu'il résulte logiquement de raisonnements indubitablement vrais (2) ; tandis que le dernier est d'une certitude inévidente et autoritative, en tant qu'il répond fidèlement et prudemment au témoignage le plus certain et le plus

(1) Cf. Log. suni. subj., m» 141-143.

(2) Tous les raisonnements établissant la crédibilité d'un objet révélé peuvent se résumer dans le syllogisme suivant : « Je dois croire telle proposition, si Dieu l'a révélée; or il l'a révélée; donc je dois la croire». Cette conclusion, qui est proprement le jugement de crédibilité, est bien différente de l'acte de foi qui s'énonce ainsi : « Je crois cette proposition, parce que Dieu l'a révélée. »

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