‹ Morale surnaturelle spécialeChapitre 92 sur 144 · I JOAN., III · texte numérisé non relu

I JOAN., III

(4) Nous en parlerons spécialement dans le Traité de Dieu consommateur. — Cf. Atzberger, Die christl. Eschatolorjie et Gesch. d. christl. Eschat. innerhalb der vornicœn. Zeit.

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abstraites ou à des affections de pure charité qui pendant des heures entières, pendant même des jours et des nuits, ôteront à la volonté la spontanéité et la liberté requises pour la production de l'espoir théologal, rien encore de plus vrai. Mais que surnatureUeinent^ et par conséquent divinement, un chrétien soit mis dans une habituelle et surtout dans une définitive impuissance d'espérer, c'est inadmissible parce que c'est impossible. Il est impossible que Dieu, par sa grâce, déforme et désordonné ainsi notre vie d'épreuve et d'espérance ; il est impossible qu'il abroge pour quelques-uns des lois sagement établies pour tous ; il est impossible que l'ascétique et la mystique contredisent la morale; il est impossible que la foi ne produise plus jamais l'espérance, ou que l'amour de Vhonnête infini supprime l'amour de Vutile et à\i délectable également infinis. Objectivement identiques entre elles, ces trois formes du bien suprême ne sauraient s'exclure dans le sujet qui les conçoit et qui les croit; la première et la troisième des vertus théologales sont les indestructibles garants de la seconde.

414. — ((Aucun homme de piété, dirons-nous donc avec le concile œcuménique de Trente, ne doit douter de la miséricorde de Dieu, du mérite du Christ, et de la puissance ou efficacité des sacrements (1); » et s'il n'en doit point douter, il ne doit pas davantage s'en désintéresser, s'en déclarer insouciant : car cela serait pratiquement équivalent au doute et même à la négation. — (( C'est contredire la doctrine de la religion orthodoxe, dit plus loin le même concile, que de prétendre voir des péchés dans toutes les œuvres où les justes, pour secouer leur torpeur et s'exciter à courir dans la carrière, pensent premièrement à glorifier Dieu mais considèrent aussi l'éternelle récompense; car il est écrit : fai incliné mon cœur à faire vos justices, à causé de (votre) récompense; et l'Apôtre dit de Moïse, c[\xil regardait vers la rémunérait) » Xemo pius de Dei inisericordia, de Cbristi merito, deque sacramentorum virtute el efficacia dubitare débet. » {Sess. VI, de justifie, c. 9.)

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