CHAPITRE
l'.Al'l'ûKT.S Dli LA MOHALE DES IDEES-FORHES AVEC LA PHILOSOPHIE DES IDEES-FORCES
Nous croyons qne la pliilosopliie doit tendre à se rapprocher de la science. Celle-ci est la constatation et le développement de r expérience pariielle; la pliilosopliie est la poiirsuile et ranlicipation {\{i l'expérience toia/e, la recherche des ensembles les plus généraux et des éléments les plus radicaux, de telle sorte que la philosoi>hie prolonge la science. De plus, nous croyons (iu"il ne faut taire intervenir la philoso[)hie que là où est sa vraie place, non là où la science proprement dite se montre efficace et suffisante.
Nous ne méconnaissons pas pour cela le rôle de la iihiloso()hie en morale. La science du bien n'acquiert toute sa vertu i)ratique que lorsqu'elle est poussée théoriquement jusqu'aux i(lées-foi'ces(pii sont ses premiers principes, jusqu'aux idées-forces qui sont ses dernières conséquences. Pour nous comme pour Spino/a, mais en vertu de tout autres raisons, réthi(iue est une j)liilosophie et la philosophie est une éthique. Sous sa forme rénéchie et raisonnée, la morale est la philosophie même tirant de la i>lus haute spéculation la plus haute action.
La morale des idées-forces ollriranécessairemenl les mêmes caractères que la j)hilosophie des idées-forces, à iaiiuelle elle est li(''e. Il importe de mettre en relief ces caractères.