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FONDEMENTS PSYCHOLOGIQUES DE LA MORALE XLLX

entre nous et le Tout. Notre tliéorio des riualités objectives complète notre théorie du sujet conscient. Nous opposons ainsi au Htmialisme de Kant un réalisme supérieur, fondé à la fois sur ce que nous savons du sujet et des objets. Nous nous élèverons tout ensemble au-dessus du point de vue ontologique des anciens, (|ui poursuivaient l'absolu, et au-dessus du point de vue trop étroitement critique de Kant. |»our nous placer à un centre de perspective vraiment scientitique.

RAPPORT DKS Sl'JKTS ENTRK EUX

1. — Une fois fondée sur la nature et la valeur de la conscience, la morale des idées-forces aura l'avantage de réconcilier, comme la conscience même, le point de vue individuel et le point de viu' social ou même universel. Nous n'accorderons ni que la morale future doive être, en son essence, purement individualiste, ni qu'elle doive être exclusivement sociale. D'une part, la vie raisonnable et rationnelle est la vie universelle, qui ne peut se réaliser pleinement dans l'individu comme tel, mais se réalise dans la société avec d'autres éti'es. D'auti'e part, la vie universelle et vraiment sociale ne peut se réaliser dans une société comme telle sans individus conscients et « raisonnables » pour la concevoir et la vouloir. La morale est donc à la fois psychologique et sociologique. Nous croyons que Pavenir mettra de plus en plus en lumière le côté social de l'individu, mais nous admet- Ions en même temps, — sans la moindre contradiction, — que son côté individuel et son côté universel iront en s'accusant. Toutes les vertus ont une valeur pour la société, mais ce qui est vraiment moral dans la moi'alité sociale, c'est la moralité personnelle, l'intenlion de procurer le plus grand bien à tous. Justice et charité sociales imi»liquent donc avant tout sagesse, tempérance et courage individuels ; elles sont moralement

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