IDES-FORCE DU MONDE INI IM
nianqiKM' d'intcresser noti'e amour profond de l'être. Le sentiaienl d'élernilé vient ainsi se mêler à eelui d'universalité.
La philosopliie des idées-forces doit donc admettre une morale cosmologique, qui est parallèle à la morale psychologique. La théorie même de l'évolution aboutit à cette morale, vers laquelle, sans s'en douter, convergent toutes les sciences de la nature et de riiomine. La cosmologie donne un contenu objectif et scientifique à la forme al)Straite iVunirersel, que Kant considérait comme loi de la pensée et de l'action. Toutefois, ce contenu est trop illimité pour devenir à lui seul une « règle », d'autant plus que nous ne pouvons pas, nous autres hommes, agir directement sur l'ensemble du monde sans bornes. L'homme doit donc toujours descendre a la considération des objets tinis et de leur valeur relative. Seulement, cette relativité des choses particulières n'ac(|uiert à ses yeux tout son i)rix que dans l'idée de Vinfîni. L'homme as[)ire à être aussi complètement (jue possible un être humain; or, à un tel être non seulement « rien de ce qui est humain », mais rien de ce qui est n'est étranger ; il en résulte que l'idée de l'homme complet enveloppe celle même de l'univers.