TROUBLES INTÉRIEURS. — €HÂP. XII
remuent comme une marionnette, sont au dedans de toi. C*est ce qui te fait vouloir ; c'est ta vie; et, s*ii est permis de le dire, c'est ce qui fait Thomme. Ne t'arrête Jamais à considérer autour de toi cette espèce de vase qui te renferme, ni les organes dont il est com<* posé ; car ces organes sont comme une scie, avec cette seule différence qu'ils sont nés avec toi. Mais sans la cause qui les fait mouvoir et qui les modère, ils resteraient aussi inutiles que le seraient ( sans le secours de la main ) la navette au tisserand, la plume à récrivain, le fouet au cocher.
Ne te lamente avec personne. Point de mouvements violents.
Ne te laisse point entraîner inconsidérément par Fitnagination ; mais viens, autant qu'il se peut et se doit, au secours des aflQigés, quoiqu'ils n'aient été privés que de biens extérieurs. Garde-toi cependant de croire que cette privation soit un vrai mal. Ce préjugé commun est un abus. Comporte-toi alors comme un homme qui prierait son nourrisson, en le quittant, de lui prêter sa toupie ; il sait bien que ce n'est qu'une toupie.