‹ Moralistes anciensChapitre 42 sur 108 · ETRE CONTEKT DE TOUT CE QUI ABRITE · texte numérisé non relu

ETRE CONTEKT DE TOUT CE QUI ABRITE

Songe que, comme il serait ridicule de trouver étrange qu'un flguier porte des figues, il ne l'est pas moins de trouver étranges les événements que le monde porte en abondance. C'est comme si un médecin et un pilote trouvaient étranges les accidents de la fièvre et des vents contraires.

Tout ce qui arrive est aussi ordinaire et aussi commun que les roses le sont au printemps, et les fruits des arbres en été. Telles sont la maladie, la mort, la calomnie, les conjurations ; tel est en un mot tout ce qui réjouit ou afflige les sots.

Songe combien en un instant il se passe de mouvements divers dans le corps et dans l'ame de chacun de nous, et tu ne seras plus étonné du concours des événements qui se passent en beaucoup plus grand nombre dans cet être unique et périssable et universel que nous appelons le monde.

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