‹ Moralistes anciensChapitre 81 sur 108 · NOTICE SUR ÉPICTÈTE · texte numérisé non relu

NOTICE SUR ÉPICTÈTE

Épictète, philosophe stoïcien d'Hiérapolis en Phrygîe , fut esclave d'Épaphrodite, affrancKide Wéron, qtaeBomitien fît mourir. Le philosophe parut lihré dans sa Servitude et son matl^e esclave, ou du moins digne dé Têtre. Épictète, avec un corps petit et contrefait, avait une ame grande et forte. Un jour Épaphrodife lui ayant donné ud grand coup sur la jambe i Épictète l'avertit' froidement de ne pas la rompre. Le barbare redoubla de telle sorte, qu'il lui cassa Tos ; le sage lui répondit sans s'émouvoir :

Ne vous Vavais^e pas dit que vous mè la casseriez ?

Domitien chassa Épictète de Rome ; maiâ il revint après la mort de cet eihpereur, et s'y fit iln nom respectable: Adrien l'aimait et l'estimait : Mar(^-Àurèle en faisait beaucoup de cas. Ârrien, son disci{ile, publia quatre livi'es de discours, qu'il avait entendu prononcer à son maître. C'est ce que nous avons àous le nom d'Enchiridion ou de Manuel. La morale de ce livre est digne d'un chrétien. 11 n'était pas permis d'aller plus loin avec les seules lutnières du paganisme. Les plus grandi saiâts/saint Augustin, saint Charles Borromée , l'ont lu àvec plaisir^ et les plus grands libertins, avec fruit. ^

Épictète avait l'ame d'un sage , toujours content dans l'esclavage même. Je, suis, di^aît-fl , dahs td place m là Providence voulait que je fusée : m'en plaindre', c'est t offenser. Les deux pivots de âa moYàle étaient savoir souffrir etf s'ABStENiR. Il trouvait en luî-mônte lés ressources nécessaires pour pratiquer la première hiaxime. H regardait avec raison , comme la marque d^un cœur corrompu, d'être consolé dès qu'on voit les autres souflï'lr

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