‹ Moralistes des seizième et dix-septième sièclesChapitre 2 sur 20 · VI AVERTISSEMENT DES EDITEURS · texte numérisé non relu

VI AVERTISSEMENT DES EDITEURS

Les deux derniers morceaux. De la spontanéité de l'esprit humain en matière de philosophie et La volonté cherchant sa loi, appartenaient, comme Saint-Évremond et Bayle, au cours sur le dix-huitième siècle. Publiés par le Semeur en 1836, ils ont été insérés en 1837 dans les Essais de philosophie morale et de înorole religieuse, recueil provisoire, depuis longtemps à peu près épuisé, qui ne sera pas réimprimé sous sa forme actuelle, les matériaux très divers dont il se compose devant naturellement, à cause de leur variété même, trouver leur place définitive ailleurs, dans le classement des œuvres de M. Vinet. Celui-ci avait été frappé, en retraçant les principaux caractères de la morale du dix-huitième siècle, de son parallélisme avec une philosophie qui lui convient de tout point. A côté des systèmes de l'époque sur les mystères de l'âme et de l'existence apparaît une morale analogue et proportionnée à ces systèmes; ou si l'on aime mieux se représenter la chose autrement, la philosophie en faveur fournit la base rationnelle ou la métaphysique du système de morale accrédité. On peut d'après cela se demander si c'est la philosophie du temps qui a déterminé la morale, ou la morale qui a déterminé la philosophie. M. Vinet se Test demandé en effet, et il a répondu dans ces deux morceaux à la question qu'il s'était posée. On les a compris d'autant plus volontiers dans ce volume, auquel ils revenaient de droit par leur objet et par leur origine, qu'ils complètent indirectement la critique du scepticisme de Bayle qui les précède immédiatement.

Quelques autres extraits des cours de M. Vinet sur les moralistes français ont été insérés également par lui dans le Semeur et ensuite dans les Essais de philosophie morale. Un éclaircissement est ici nécessaire. Parfois sans doute, l'article du journal s'est trouvé détaché du cours sans altération, et alors il a été aisé de l'y replacer; mais d'autres fois l'auteur, négligeant des idées dont la place se trouve marquée dans l'ensemble du cours, avait rapproché des

AVF.RTlSsEMF.NT DES EDITEURS. VII

fragments tirés d^un travail plus étendu, en se bornant à leur donner le degré d'unité indispensable. Dans ce dernier cas, les éditeurs ont dû suivre de préférence l'ordre des leçons, restituer les pages du Semeur à la place qu'elles occupaient dans l'enseignement du maître, et y ajouter les développements attestés par les manuscrits.

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