De immortalitate animœ, Unlng'iip, < .‘i I G
PlKKRIi POMPONACE. 8»
Püiuponace, mais ce qu’ont pensé ses contradicteurs , nous devrions dire ses accusateurs et ses disciples sur cette môme question , la grande question du temps , celle qui doipinait toutes les autres et à laquelle les étudiants rappelaient leurs maîtres avec des cris d’impatience, lorsque, par négligence ou par timidité, ils tardaient à l’aborder. Enfin, ce n’est que dans les derniers .chapitres de son livre que M. Fiorentino entretient ses lecteurs des œuvres de Pomponace qui se rapportent à d’autres matières, notamment dd son curieux traité des Enchantements, ou pour mieux dire, du Surnaturel et de son grand ouvrage sri ie Destin, lo Libre arbitre et la Prédestination^.
Ce plan, bien qu’il ne soit pas tout à fait conforme à l’ordre chronologique et qu’il semble môme interrempre l’ordre des matières, est irréprochable. Il lorce l’attention à s’arrêter sur le point capilnl , celui que la critique ne pouvait éclairer sans le secours de l’hrstoire, et fait comprendre la succession des idées , bien plus importante que celle des temps. Il ne saurait entrer dans nos intentions de l’adopter pour notre propre compte et de suivre M. Fiorentino pas à pas. iNousnous attacherons seulement à ce qui touche directement Pomponace et à l’influence personnelle qu’il a exercée sur l’esprit essentiellement novateur de son siècle.
Pierre Pomponace (Pielro Pomponazzi), surnommé Peretto, à cause de la petitesse de sa taille, naquit k -Uantoue, d’une famille ancienne et distinguée, le 10 septembre 1462. A l’ùge de vingt ans, il quitta sa ville