Apologia Bologne
PlKRflE POMl’ONACE.
alors le défenseur de l’Eglise catholique, parlait de l.uther. h\x?>?>\\' Apologie^ loin d’ôtre acceptée comme une justification , servit-elle de prétexte à de nouvelles attaques et à des dénonciations encore plus pressantes que les premières. Un certain Fra Ambrogio Fiandino, évéque de Lessa , dans le royaume de Naples , et religieux de l’ordre de Saint-Augustin , appelle Pomponace « le plus exécrable des bommes, une langue pestilentielle qui mériterait d’être arrachée , le fléau , l’opf)robre ,* le poison de la société humaine, un vieillard ridicule, profanateur de la nature, sacrilège, né pour la haine , formé pmir la dispute , élevé pour la perfidie*. » Le même prélat, dans une lettre adressée au pape , se plaint de la tolérance dont on use envers un pygmée qui fait la guerre au ciel. Toute la lettre se ’ résume dans ces mots qui en forment le début : « 11 y a des hommes que l’espoir de l’impunité a précipités dans la démence ^ »
A fra ‘Ambrogio se joignit un autre moine, un bénédictin de Pise, fra Bartolomeo di Spina, qui, dans deux réquisitoires publiés coup sur coup , à quelques jours do distance®, ne sc contente pas d’opposer aux doutes de Poraponace ses meilleurs arguments, mais
1. « O cxccraïulum hominis cai>ul, o pestiiciam et pernioiu;;aiii lia- « guam et ex agro hujus xilæ. radicitus evellendani, o labem, o maculani^ <( o tabificurn vc.nenuin societatis humanæ. O hominem, ad odium naliiin, * « ad coiitealioneiii iiistruclum, ad perlidiain edueatum. » — Le pamphlet
d’oà ce passage est tiré a peur. titre : Ambrosii eremüœ Parthenopei, epiocopi Somuseiisis disputaticmes ^contra anseriorem mortalUatis unimœ secundum naturale lumen rationü, IWaiilua;, 1519.