‹ Moralistes et philosophesChapitre 18 sur 81 · Apoingiu, lib. I, c. liij M. Fiorcntino, p · texte numérisé non relu

Apoingiu, lib. I, c. liij M. Fiorcntino, p

PIERRE PO.Mt’eUACE.

de l’intelligence. Il se contente de soutenir que, maté- * rielle ou indivisible, il n’y a aucune raison de croire * qu’elle soit immortelle.

Enfin, dans un écrit qui appartient aux dernières, années de sa vie , dans son traité de la Nutrition *, il fait un pas décisif, il affirme positivement la matérialité de l’âme et de l’intelligence. « Quand nous observons, dit-il , que la chair est étendue et qu’elle emprunte cependant la vie à l’âme , il nous est difficile d’imaginer que l’âme elle-même ne soit pas étendue. D’ailleurs l’àme nutritive est comprise dans l’âme sensitive, et celle-ci dans l’âme intellectuelle. La première étant étendue , divisible , matérielle , pourquoi la dernière ne le serait-elle pas^. »

En descendant des hauteurs delà métaphysique à • nn'c question de physiologie, en considérant l’étroite dépendance qui existe, d’une part entre l’intelligence et la sensibilité, d’une autre part entre la sensibilité et la vie organique, Pomponace a pu prendre parti pour la matérialité de l’âme humaine ; mais cette opinion, exprimée une seule fois peut-être, dans un des moins importants de ses ouvrages, n’en fait pas un matérialiste. Elle ne change rien à l’idée qu’il s’est faite de

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